AQMI cherche à collaborer avec Ansar Al Charia, Boko Haram
L’organisation terroriste Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) constituait une ”forte menace” aux intérêts américains et occidentaux dans la région de l’Afrique du nord et du Sahel, a déclaré hier le nouveau patron de la police fédérale américaine (FBI).
En effet, intervenant devant le Congrès, James Comey a affirmé que ce groupe a démontré sa capacité à cibler ces intérêts à travers les enlèvements contre rançons essentiellement.
En parlant des branches d’Al Qaida à travers l’Afrique et le Moyen-Orient, le patron de la police fédérale américaine a souligné devant une commission sénatoriale qu’en ce qui concerne AQMI, cette organisation ”continue d’accroître sa portée opérationnelle et ses sanctuaires en Libye et au Mali, menaçant les intérêts américains et occidentaux dans la région”.
Il avertit que si AQMI et les groupes qui lui sont proches constituent une ”faible menace” à l’intérieur du territoire américain à court et à moyen terme, ils posent toutefois une ”forte menace pour les intérêts américains et occidentaux dans la région” en particulier contre les ambassades en Tunisie et en Libye et contre les intérêts économiques des pays occidentaux.
Comey fait remarquer que depuis 2009 AQMI ”a démontré une capacité à cibler les intérêts occidentaux à travers, notamment, la technique du kidnapping contre rançon”.
Il a aussi relevé que depuis 2011, des groupes dissidents d’AQMI activant en Libye et en Tunisie, comme le groupe terroriste tuniso-libyen Ansar Al Charia, prouvent de plus en plus leur idéologie anti-occidentale par des attaques ”de grande envergure”, citant l’opération terroriste perpétrée contre l’installation pétrolière de Tiguentourine (Illizi) en janvier dernier ainsi que celles commises contre le consulat américain à Benghazi et la mine d’uranium exploitée par une société français à Arlit (Niger).
Par ailleurs, le directeur du Centre américain du contre-terrorisme, Matthew Olsen, a déclaré devant la commission sénatoriale que si l’intervention militaire conduite par la France au Mali a permis de chasser AQMI et ses alliés des villes qu’ils contrôlaient auparavant, ces groupes arrivent, cependant, à trouver refuge dans les zones les moins peuplées du nord du Mali et continuent à commettre des attaques de représailles.