ArcelorMittal Annaba en grève
Les travailleurs du complexe sidérurgique d’El Hadjar à Annaba ont paralysé toutes les unités de production pour dénoncer le refus de leur entreprise de répondre favorablement à leurs revendications.
Les revendications des grévistes tournent autour des augmentations salariales ainsi que la révision de leur régime indemnitaire. Face à ce mouvement de grève illimité qui a paralysé samedi tout le complexe d’El Hadjar, le directeur général du groupe ArcelorMittal Annaba, Vincent Le Gouïc, a menacé de recourir à des ponctions sur salaires pour les 5 300 travailleurs que compte ce complexe durant toutes les journées de grève. Selon le secrétaire général du syndicat des salariés du groupe, Smaïl Kouadria, les travailleurs du complexe ont tous suivi le mot d’ordre de grève. Une mobilisation importante donc, malgré la menace de non-rémunération des journées de grève faite par la direction. A ce propos Smaïl Kouadria a expliqué que la menace d’effectuer des retraits sur salaire pour mettre un terme à la grève qui paralyse le complexe ne fera qu’augmenter la détermination des travailleurs à poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à ce que leur administration réponde favorablement à leurs revendications. Les syndicalistes et le directeur général du groupe doivent également entamer samedi un troisième round de négociations, après l’échec des deux premiers. Lors de ces deux rencontres avec les syndicalistes menés par le secrétaire général Smaïl Kouadria, ArcelorMittal avait proposé une évolution des salaires de 24 % étalée sur 3 années. Une partie de cette augmentation soit 8 % sans condition de janvier à septembre 2011 et 4 % liés aux résultats en décembre. Des évolutions avec et sans condition devraient également intervenir en 2012 et 2013. Qualifiée d’humiliante pour les travailleurs cette proposition a été rejetée par le syndicat.Ils demandent une augmentation de 35%.