Attaque de Ben Guerdane: l’Algérie en a averti les Tunisiens
De sources autorisées, Echorouk a appris que les services de sécurité algériens ont révélé aux Tunisiens l’imminence de l’attaque de Ben Gerdane à un jour près.
En effet, cette ville frontière, entre la Libye et la Tunisie, a subi une attaque de la part de Daech à l’aube du 7 mars dernier et qui a eu lieu au cœur de la ville en ciblant les sites des forces de sécurité. Ces combats entre les forces de l’ordre tunisiennes et les terroristes se sont soldés par la mort d’au moins 50 morts dont plus des 2/3 sont des assaillants.
Cette attaque était la deuxième en moins d’une semaine dans cette zone frontalière où cinq terroristes ont été abattus, soupçonnés de s’être infiltrés depuis la Libye. Un scénario que craignaient les autorités tunisiennes, notamment depuis le raid américain sur le camp retranché du groupe de l’Etat islamique, composé majoritairement de Tunisiens, de Sabratha en Libye le 19 février dernier.
Selon les autorités tunisiennes, il s’agissait d’une attaque sans précédent et de grande ampleur. D’abord, de par son nombre d’assaillants: il y en aurait plus d’une quarantaine. Ils étaient lourdement armés avec un équipement de guerre. De plus, il s’agit d’une attaque synchronisée où les terroristes ont ciblé trois sites stratégiques à la fois: une caserne militaire, un poste de police et un poste de la Garde nationale.
Pour conjurer ce genre d’attaque et se protéger, les autorités tunisiennes ont érigé un mur de sable d’environ 200 km le long de la frontière tuniso-libyenne. De même les autorités algériennes ont érigé deux nouveaux postes frontaliers dans la wilaya d’El Oued afin de renforcer la présence des gardes-frontières à la frontière algéro-tunisienne.
Ce qui portera le nombre de ces postes de surveillance à 7 en plus des 3 autres postes avancés qui sont chargés de surveiller de jour comme de nuit, avec des équipements spéciaux, une bande frontalière de 340 km, soit le tiers de la frontière commune entre les deux pays.