Aucun investissement direct étranger en Algérie en 2010
Le rapport souligne que les investisseurs étrangers sont devenus plus réticents à pénétrer le marché algérien depuis que la nouvelle loi sur les investissement fixe leur contribution à 49 pour cent maximum. Cet amendement consacre définitivement la faiblesse des IDE en Algérie depuis 2001 et traduit le peu d’impact enregistré dans ce domaine en terme de valeur ajoutée apportée à l'économie Algérienne.
Un rapport de l’Observatoire de l’investissement et du partenariat euro-méditerranéen, la baisse des investissements directs étrangers en Algérie au cours des six premiers mois de l’année en cours. Cette baisse est estimée à plus de 80 pour cent par rapport à la même période de l’année dernière.
L’Observatoire impute cette baisse soudaine à l’arrêt des investissements dans le secteur des hydrocarbures qui représentait, jusque-là, près de 90 pour cent des participations étrangères en Algérie. Le scandale de la Sonatrach qui a émaillé cette année 2010 n’est sûrement pas étranger à cette situation déplorable. En avançant des chiffres officiels fournis par l’Agence nationale pour la promotion de l’investissement, cet organisme considère l’Algérie est le pays le moins attractif pour les investisseurs étrangers dans le Moyen-Orient et Afrique du Nord. Les changements intervenus sur le plan législatif et règlementaire semble également avoir détérioré le climat d’affaires dans le pays.
Le rapport souligne, ainsi, que les investisseurs étrangers sont devenus plus réticents à pénétrer le marché algérien, surtout depuis que la nouvelle loi sur l’investissement fixe la contribution des investisseurs étrangers à 49 pour cent maximum. L’amendement introduit par la loi de finances complémentaire l’an dernier et confirmé par la loi de finances pour l’année en cours consacre définitivement la faiblesse des IDE en Algérie depuis 2001 et traduit le peu d’impact enregistré dans ce domaine en terme de valeur ajoutée apportée à l’économie Algérienne contrairement à nos voisins tunisiens et marocains qui ont remarquablement réussi à attirer, eux, plusieurs projets d’investisseurs étrangers.
Il est à signaler, par ailleurs, que seulement 4 projets ont été initiés en 2009 dont la plupart n’ont toujours pas démarrés à l’exception de l’annonce par le laboratoire français “Sanofi Aventis » d’étendre ses activités en Algérie par un partenariat avec «Saïdal» pour produire des médicaments génériques en Algérie ou encore par «Alstom» qui a montré un intérêt pour le montage de tramways avec «Ferrovial» à Annaba.
Et si l’Agence nationale pour la «promotion» des investissements n’enregistré jusqu’à présent aucun investissement étranger direct depuis le début de l’année en cours, il y a lieu de rappeler que le gouvernement vient d’approuver un plan quinquennal de 286 milliards de dollars et que les délégations étrangères ne cessent d’explorer le marché Algérien. Ainsi, les délégations d’hommes d’affaires étrangers notamment de France, du Brésil, des États-Unis, de Russie de Pologne et d’Italie se sont suivies en 2010 sans aboutir pour autant à des résultats concrets dans le domaine de l’investissement.