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Babès dénonce l’abandon du pacte économique et social

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Babès dénonce l’abandon du pacte économique et social

Dans son constat le président du CNES estime que plusieurs de ces objectifs n’ont pas été concrétisés sur le terrain.

Le président du Conseil national économique et social national, Mohamed –Seghir Babès (CNES) vient d’annoncer la tenue début septembre d’une session destinée  à évaluer les résultats du pacte économique et social conclu en 2006 entre le gouvernement et les partenaires sociaux tels que l’Union de générale des travailleurs algériens et les organisations patronales. Ce document établi pour une durée de quatre années comportait douze objectifs majeurs à atteindre dans plusieurs secteurs d’activité, en dehors des hydrocarbures. Le gouvernement s’est engagé pour sa part à assurer aux partenaires sociaux du calme et de la stabilité.

 

Babès révèle  que les organes de surveillance et de contrôle du CNES ont noté un net retrait par rapport au pacte économique et social  pourtant approuvé et signé par toutes les parties. Pour Babès, ce pacte est, certes,  de la théorie mais il vise à encourager les investissements, améliorer la compétitivité des entreprises privées et publiques, permettre la mise à niveau d’une économie productive en dehors du secteur des hydrocarbures, stimuler la concurrence, la création d’emplois, la lutte contre l’économie informelle, etc.  Dans son constat le président du CNES estime que plusieurs de ces objectifs n’ont pas été concrétisés sur le terrain.

 

L’État n’en reste pas moins tenu, selon lui, d’assumer ses fonctions naturelles notamment son rôle dans la mise en œuvre d’une stratégie et de s’éloigner peu à peu de la sphère économique et commerciale. Avec ces résultats, pour les moins, mitigés  du pacte  économique et social quatre années ans après sa  signature, les indicateurs économiques démontrent, selon lui,  une déterioration du climat des affaires,  une incapacité à enrayer le chômage, à améliorer le pouvoir d’achat  et à lutter efficacement contre le fléau de l’informel auquel sont en butte les entreprises productrices qu’elles soient publiques ou privées. Mohamed Seghir Babès  dévoilera que l’institution qu’il préside va également discuter de certains dossiers relatifs à l’évolution démographique et son impact sur la société, en particulier les aspects liés à la stratégie, y compris les capacités productives nationales. Il concèdera néanmoins en marge d’un séminaire sur le rôle stratégique des gestionnaires des ressources humaines dans les entreprises algériennes que le secteur économique national,  publics et privé, a une part de responsabilité dans la qualité de la formation dans des domaines sensibles pour l’économie algérienne.

Pour sa part, le professeur Abdelamdjid Bouzidi a insisté par  la même occasion sur la nécessité pour l’Etat de procéder à une révision globale du système éducatif national sur la base d’une adéquation entre l’offre et la demande. Il plaidera, de son côté, pour un système national intégré. Les universités algériennes et les instituts de formation doivent répondre, selon lui,  au modèle économique que l’Etat envisage pour le pays. 

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