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Bac-2016: l'APN défavorable à l’installation d’une commission d’enquête !

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APN,Parlement,BAC,Sellal,Ministres,Représentants du peuple

L’administration de l’Assemblée populaire nationale (APN) écarte l’idée d’installer une commission d’enquête parlementaire pour enquêter sur la fuite des sujets du baccalauréat session mai 2016.

Le prétexte avancé étant le Parlement veut laisser la justice faire son travail.

Saïd Lakhdari, vice-président de la Chambre basse du parlement a expliqué la non-installation  d’une commission d’enquête durant tout ce mandat par le fait qu’il n’existe pas, selon lui, d’événements nationaux qui requièrent de dépêcher des commissions  d’enquête.

Ainsi, le vice-président de l’APN contredit les représentants du peuple qui ont réclamé de dépêcher des commissions d’enquête dans bon nombre de questions, entre autres les événements de Ghardaïa, le gaz de schiste, les affaires de corruption dans lesquelles se seraient impliqués de hauts responsables et tout récemment la fuite des sujets du bac.

Par ailleurs, Saïd Lakhdari s’est défendu, lors d’une conférence de presse animée conjointement avec Berrabah Zebbar, des critiques portées contre lui en énumérant les activités du Parlement.

Le conférencier a fait savoir que « l’APN a adopté au titre de sa 7e législature – de mai 2012 à aujourd’hui 43 lois, sans compter le projet de loi fixant les règles appliquées aux activités de la poste et des télécommunications, retiré par le gouvernement », ajoutant que « les députés avaient introduit pas moins de 896 amendements à ces textes de lois».

Force est de constater que «  durant ce mandat, le plan d’action du gouvernement a été présenté deux fois seulement à l’APN ». La première présentation remonte à septembre 2012, soit après l’installation de Abdelmalek Sellal à la tête du gouvernement et la deuxième à mai 2014, soit juste après l’élection présidentielle du 17 avril 2014.

Justifiant la non-présentation de la déclaration de politique générale du Gouvernement, Lakhdari a rappelé que l’ancienne Constitution ne conférait pas un caractère contraignant à cette mesure, contrairement à celle amendée en février dernier.

De son côté, Berrabah Zebbar a souligné que « durant la même période, les représentants du gouvernement ont répondu à 348 questions orales sur un total de 826 déposées et à 1242 questions écrites sur un total de 1457».

Notons également que l’organisation de 99 séances consacrées aux réponses des ministres et responsables d’entreprises, 21 journées parlementaires, 21 visites de terrain dans un nombre d’entreprises dans différentes wilayas du pays, 129 déplacements des députés à l’étranger, réception de 103 ambassadeurs et personnalités étrangères en plus de 53 délégations étrangères.

D’après Lakhdari, « l’actuelle session de printemps pourrait être prorogée pour parachever les lois organiques relatives à la dernière révision constitutionnelle».

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