Banque d’Algérie: Les réserves de change sont à 109 milliards de dollars!
Le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), Mohamed Loukal a révélé mercredi que les réserves de change du pays s’établissaient en ce mois d’avril à 109 milliards de dollars.
Pour Loukal, la stabilité de la monnaie nationale s’explique par la situation que connaît le dollar américain, estimant que la hausse de ce dernier génère un effet positif sur la Banque d’Algérie, niant en revanche -dans sa réponse à une question d’un membre du Conseil de la Nation- toute intention de changer la monnaie nationale qui est, à ses yeux, « forte » et « capable de faire face à la crise ».
« Nous n’allons pas revivre l’expérience indienne. A New Delhi, dès qu’on a changé une seule pièce de monnaie, le pays s’est retrouvé dans une crise financière intenable », soutient le premier responsable de la Banque d’Algérie.
Pour ce qui est de la situation du dinar algérien, Loukal a fait savoir qu’il vivait une stabilité remarquable depuis juin 2016, souhaitant que cela dure le plus longtemps possible.
De l’avis du gouverneur de la BA, changer la monnaie nationale n’est pas une solution idoine pour sa préservation, écartant par là même toute possibilité d’aller vers ce procédé, mais la solution c’est de récupérer les fonds circulant dans le marché informel à travers une coordination entre les secteurs du Commerce, des Finances et des Impôts, ainsi que l’incitation des citoyens à placer leur argent dans les banques.
«Nous allons à la rencontre des citoyens des Hauts-Plateaux et du Sud», a-t-il souligné, ajoutant que la wilaya d’Adrar sera sillonnée pour l’occasion.
A ce propos, il a révélé que des instructions étaient données dans ce sens aux différents établissements bancaires.
Par ailleurs, il a estimé que la crise actuelle du pays était la plus violente depuis l’Indépendance, écartant ainsi toute révision à la hausse de l’allocation touristique: «Nous ne sommes pas prêts de servir les économies d’autres pays en ces circonstances…».
Selon l’interlocuteur, l’éradication du marché parallèle de devises et l’ouverture des bureaux de change n’est pas à l’ordre du jour: «Eradiquer le marché parallèle de Square exige des mesures particulières…Elles seront prises à l’avenir mais pas aujourd’hui. Notre priorité est de maîtriser l’inflation».
S’agissant des mesures portant imposition de licences d’importation, Loukal a tenu à préciser qu’elles n’affectent pas l’accord de partenariat avec l’Union européenne (UE), invitant ainsi les pays européens à se montrer compréhensifs quant la vision des responsables algériens, ajoutant que: « Les Américains prennent eux-aussi des décisions en faveur de leur économie et pensent avant tout pour l’intérêt de leur pays, et c’est notre droit à nous».