Bedda: «Il faut limoger Leksaci et les directeurs des banques»
Le président de la Commission des finances et du budget à l’APN, Bedda Mahjoub, réclame la tête du gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, suite à son «incapacité» de réduire la flambée des taux de change de la devise estimée à 40% en 2014 contre la chute drastique de la monnaie nationale.
Bedda a souligné également que le parlement interrogerait Mohamed Leksaci sur le rôle de la Banque centrale, le paiement électronique et les bureaux de change qui ne voient toujours pas le jour, ce qui contraint les Algériens à recourir au marché parallèle de devises de Square.
Ne s’arrêtant pas à ce niveau, le président de la commission des finances et du budget a réclamé également le limogeage du président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) qui demeure figée.
Bedda Mahjoub, invité mercredi du forum de El Moudjahid, a dit que le problème de l’économique nationale ne réside pas dans la LF 2016 ,comme le pensent certains, qui prévoit quelques augmentations sur les prix du carburant, de l’électricité et la révision de la politique de soutien destinée aussi bien aux riches qu’aux pauvres, mais dans les « mentalités » qui handicapent le processus économique du pays et appelé ceux-ci à céder leurs postes après avoir échoué une décennie durant de présenter d’alternatives.
Bedda a ajouté que l’ARPT et la Banque d’Algérie ont failli à la redynamisation du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), notamment la première qui souffre de la « récession » laquelle nécessite d’être réactivée et de revoir son capital humain (ressources humaines).
Pour lui, les TIC sont un secteur productif qu’il faut soutenir considérablement et qu’il appartient au gouvernement de donner « carte blanche » à la ministre de la Poste, Houda Feraoune pour le développer.
Sur la loi de finances 2016, le député a soutenu que le « véritable débat » ne réside pas dans le résumé de la loi à deux articles seulement, car elle ne présente nullement de dangers sur les Algériens, selon lui, expliquant que les augmentations incluses dans la loi étaient inéluctables quelque soit le prix du pétrole estimant également que le gouvernement avait pris en considération les petites bourses sachant que ladite loi prévoit un montant des subventions est fixé à 1840 milliards de dinars.
Quant à l’article 55 ,qui autorise les entreprises de droit algérien de recourir aux financements extérieurs, il estime que cette disposition est inévitable pour financer les investissements stratégiques, précisant que les dossiers d’endettement extérieur seront préalablement soumis à l’approbation et au contrôle du gouvernement.