Belkacem Boumediene: “Chakib Khelil est responsable…!”
L’interrogatoire du quatrième accusé dans l’affaire Sonatrach, le vice-président directeur général, en charge des activités amont, Belkacem Boumediene, la fin de la semaine, a révélé que les marchés ont été attribués au groupe Contel Funkwerk de gré à gré(consentement mutuel), confirmant ainsi que Chakib Khelil en est responsable, parce qu’à l’époque, en plus d’être ministre, il était président du Conseil d’administration de Sonatrach.
En effet, ce dernier aurait dit à son vice-président qu’il assumait la responsabilité de toutes les contrats et transactions.
Et partant, selon l’arrêt de renvoi, l’enquête a révélé que le marché a été conclu de gré à gré entre le directeur du département production de Sonatrach et le groupe Contel Funkwerk sans respecter les dispositions législatives et réglementaires en vigueur tel que l’appel d’offres international.
Car, selon la Cour suprême, Sonatrach est régie par le code des marchés publics, conformément a un décret présidentiel qui affirme qu’elle s’y réfère dans l’organisation et la passation de marchés.
Dans ce sens, le juge a rappelé que le code algérien des marchés publics exigeait, pour les marchés mobilisant des fonds importants, le lancement d’un appel d’offres international qui soit publié dans les médias dans le cadre du respect des dispositions législatives et règlementaires.
Ce dernier est accusé d’association de malfaiteurs, passation de marchés en violation de la législation et du règlement en vigueur, corruption, blanchiment d’argent et dilapidation de deniers publics.
Pour sa défense, il a prétendu que c’est l’urgence d’installer ce matériel sensible qui a fait que la conclusion du marché d’acquisition de ces équipements de télésurveillance et de protection électronique du complexe industriel au Sud se fasse de gré à gré afin d’assurer au plus vite la sécurité industrielle des installations et des personnes, car nous avons eu à déplorer les vols de panneaux solaires et on a même tenté de faire sauter le gazoduc, donc une surveillance traditionnelle par voiture de patrouille n’était plus envisageable…
Nous en avons reçu instruction du ministre de l’époque Chakib Khelil par courrier électronique en urgence daté du 25 janvier 2005 (c’est l’usage depuis 2004 à cause de la situation sécuritaire) et ensuite il nous donna la date du 31 janvier 2006 comme date limite pour la signature des contrats.