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Benbada l’a déclaré à Echorouk : Le Msp décide de se retirer du gouvernement, mais pas pour rejoindre l’Opposition

الشروق أونلاين
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Connu pour son calme et sa réserve, Mustapha Benbada, ministre du Commerce semble sortir de son mutisme, cette fois-ci pour nous accorder une interview au cours de laquelle il est revenu sur la question du retrait du Msp du gouvernement.

Benbada a souligné que le retrait de la formation de Bouguerra Soltani du pouvoir ne voulait pas forcément qu’elle se positionnera dans l’Opposition, sachant d’ailleurs que cette dernière s’est engagée à travailler pour la réalisation du programme du président de la République qui s’étalera jusqu’en 2014. Si le Msp décide de ne pas s’engager à accomplir sa mission au cours des deux années restantes, un congrès extraordinaire regroupant les militants de ce parti doit être tenu.

Echorouk : Le Msp décide de se retirer du pouvoir et se positionner comme opposant. Quelle lecture faites-vous à cette décision ?

Benbada : Je trouve que ce n’est pas le moment propice de dire que le Msp a quitté le pouvoir pour rejoindre l’opposition est un fait précipité. Les décisions prises par le Conseil consultatif (Madjliss echoura) de ce parti sont bien claires, notamment celle portant sur la non participation au prochain gouvernement. C’est une position politique prise d’une manière pour contester politiquement le déroulement des élections législatives du 10 mai dernier ainsi que les résultats annoncés. Ne pas participer au gouvernement ne veut pas dire nécessairement être dans l’Opposition. Laquelle reste un choix stratégique nécessitant toute une profonde réflexion au sujet et qui doit être décidée lors d’un congrès et non un conseil consultatif tenu lors d’une session extraordinaire. Il n’est pas temps de parler de l’opposition.

Echorouk : Voulez parlez donc des déclarations du vice-président du Msp, Abderrazak Mokri ?

Benbada : Effectivement… Je dirai et avec tout le respect que je lui dois, que ses propos sont propres à lui et qu’ils n’obligent pas le parti à les adopter. D’autant plus qu’ils n’émanent pas du porte-parole du parti ou du président ou d’un communiqué de son bureau national.

Echorouk : Voulez-vous dire que vous n’êtes pas concernés par les récentes déclarations de Mokri ?

Benbada : Nous ne sommes pas concernés ni de ces déclarations ni de ces positions. D’ailleurs madjliss Echoura n’a jamais évoqué la question de l’opposition, mais plutôt la question de la participation au prochain gouvernement ou non. Tout politicien sait très bien que l’Opposition exige la mise en place de mécanismes et de programme bien clairs. Ce qui nécessite la tenue d’un congrès et ceci ne se fera pas d’en moins d’une année.

Echorouk : Etant vice-président du parti, Mokri n’est-il pas en droit de livrer de telles déclarations ?

Benbada : Moi, je parle d’une position officielle de la formation. Si le poste de vice-président de la formation lui ouvre droit de faire des déclarations, cette logique doit donc s’appliquer sur le deuxième vice-président, à savoir, Mohamed Megharia. Mais ce dernier ne l’a pas fait. Pourquoi ne l’a-t-il d’ailleurs pas fait donc ?

Echorouk : Quelle est la sage lecture doit-on donc faire à cette décision ?

Benbada : Madjliss Echoura, lors de la tenue de la session extraordinaire a décidé de contester politiquement le déroulement des joutes électorales et les résultats annoncés à la fin du scrutin. Je dirai en toute responsabilité que le déroulement de ces dernières élections n’a pas profité à l’Algérie d’atteindre un certain niveau de maturité démocratique.

Echorouk : Trouvez-vous quelque chose d’étrange poussant le parti à se positionner dans les rangs de l’Opposition ?

Benbada : Parlons de l’Opposition, on s’opposera, en fait, à qui ? À quoi ? On s’opposera au Fln.. ? Au Rnd ? On s’oppose au président Bouteflika qu’on a soutenu pendant 13 ans avec un programme qui s’étalera jusqu’au 2014. Même après s’être retiré de l’Alliance en janvier dernier, on a réitéré notre position et notre engagement à mener à bien le programme du chef de l’Etat.

Echorouk : Bouguerra Soltani a adressé au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, une correspondance lui demandant de ne pas intégrer de cadres militants de sa formation dans la prochaine équipe gouvernementale ?

Benbada : C’était une mesure complémentaire décidée lors de la tenue du Conseil consultatif dans sa session extraordinaire.

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