Benflis et Benbitour rejoignent le Groupe des 14
En se mobilisant contre la candidature de Bouteflika pour un 4e mandat, les rangs de l’opposition s’élargissent, dont le rapprochement entre ces partis donne un signal d’une contre-attaque du clan présidentiel qui devrait prendre de décisions décisives devant attiser davantage le climat politique du pays à quelques mois de l’échéance électorale.
Selon des sources du désormais ex-Groupe des 14, un Groupe des 19 a vu le jour après l’adhésion de nouveaux partis politiques et de nouvelles personnalités soutenant la candidature de Ali Benflis, à l’image du Dr Ahmed Adhimi,l’historien Arezki Ferrad ainsi que l’ex-ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi. Bien qu’il n’ait pas pris part à la réunion qui se tient aujourd’hui (lundi) à laquelle le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) sera présent en tant qu’observateur, Rahabi a salué cette initiative.Contacté par Echorouk, Abdelaziz Rahabi a indiqué dimanche “il y a un consensus au niveau de l’opposition refusant la présidence à vie et s’opposant à la révision de la Constitution avant les prochaines élections présidentielles”, tout en réclamant la mise en place d’une instance nationale indépendante pour la supervision du rendez-vous électoral, en plus de la révision de la loi électorale organique garantissant la transparence de l’opération. Notre coordinateur a fait remarquer que ce consensus était inédit dans l’histoire d’Algérie d’autant plus qu’il contient de personnalités de différentes obédiences nationaliste, islamique et démocratique.L’ex-ambassadeur d’Algérie en Espagne a néanmoins minimisé l’impact des aspirations politiques de ces partis et de ces personnalités sur ce “front” et n’écarte pas la possibilité que la réunion d’aujourd’hui qui se tienne lundi à Riadh El Feth, dans les hauteurs d’Alger, ne débouche sur des accords en faveur de désignation d’un candidat unique, et ce en dépit de la présence de personnalités, à l’instar de Benflis, Benbitour et Makri qui tentent de jouer toutes leurs cartes.Echorouk a appris de sources ayant contribué à la préparation de cette réunion, autorisée par le ministère de l’Intérieur, que Ahmed Benbitour devrait prononcer une allocution au nom des candidats à la présidentielle, tandis que Mohand Arezki Ferrad parlera au nom des personnalités nationales, donnant l’impression que la réunion constitue une introduction pour la prise de décisions devant mener à avoir écho lors de la prochaine joute électorale de 2014.De son côté, le président du Front des Jeunes Démocrates pour la Citoyenneté, Ahmed Gouraya a déclaré à Echorouk que de nouvelles personnalités avaient récemment adhéré au groupe et que les membres s’accordent à s’opposer à la candidature de Bouteflika pour un 4e mandat, dont certains auraient menacé de hausser le ton et de mobiliser leurs bases militantes pour couper l’herbe sous ses pieds, tandis que d’autres trouvent qu’il est du droit du président de se porter candidat en sa qualité de citoyen algérien.Selon les échos à l’intérieur de ce groupe, plusieurs sont ceux qui soutiennent l’idée d’un “candidat de consensus”, en évoquant les noms de Benflis, Benbitour et Ouyahia. En outre, les débats engagés au sein de ce groupe tournent autour des sorties de Abdelmalek Sellal qu’ils qualifient de précampagne électorale, affirmant également la persistance du flou qui caractérise la scène politique.