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Benflis: «Je suis un rassembleur»

الشروق أونلاين
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Echorouk
Ali Benflis, candidat à la présidentielle de 2014

Le candidat libre à la présidentielle du 17 avril prochain, Ali Benflis a donné le coup d’envoi de sa campagne électorale à partir de la wilaya qui a vu naître Émir Abdelkader, le fondateur de l’Etat algérien. Un choix qui n’est pas fortuit, selon lui.

Accompagné de 25 présidents de partis en plus du candidat qui a vu son dossier de candidature rejeté par le Conseil constitutionnel, Ali Benouari, le meeting de Benflis a saisi l’occasion pour honorer un des petits-fils de l’Emir Abdelkader.

Le candidat libre a exposé à l’assistance les grandes lignes de son programme baptisé « le projet du renouveau national », indiquant qu’il est nécessaire de se réformer soi-même avant de réformer le pays, y compris la révision constitutionnelle. Sur ce sujet précisément, il a souligné que le pays a connu trois Constitutions précipitamment amendées en l’absence d’un consensus national. Pour lui, il est indispensable d’engager un débat national autour de la révision de la Constitution.     

Etant en position d’attaque, Benflis a indiqué que « la gestion de l’Etat n’est pas une blague », ajoutant que le peuple a besoin d’un Parlement représentatif non soumis au pouvoir exécutif et d’un gouvernement qui rassemble tous les Algériens…

Parmi les prérogatives à octroyer au Parlement, le candidat propose que ce département soit habilité de demander des comptes au gouvernement et d’enquêter sur les affaires qu’il juge importantes, estimant que les choses fonctionnent inversement en Algérie. « Qui contrôle le gouvernement? Personne! », s’est-il interrogé en critiquant le fait que le pouvoir législatif soit soumis au pouvoir exécutif.

Pour lui, la Constitution doit être un pouvoir judiciaire indépendant des pouvoirs législatif et exécutif…

Bien que de nombreuses voix s’étaient élevées pour lui demander de soutenir les Chaouis, Benflis était plutôt vigilant et disait que les insultes et les propos injurieux ne faisaient pas partie de son vocabulaire, assurant être un rassembleur et non un diviseur.

Au passage de son convoi à Mascara, certains partisans du président-sortant ont scandé ses posters.

A Aïn Témouchent, l’ex-chef de gouvernement a mis l’accent sur la nécessité de lutter efficacement contre la corruption, en rappelant que l’Algérie a mis en place un arsenal juridique dans les années 1970 pour lutter contre le pillage et la dilapidation des deniers publics et que la loi sévissait alors.

Par ailleurs, il reproche à la loi de 2006 portant prévention et lutte contre la corruption prévoyant une peine maximale de 10 ans de réclusion, ce qui ouvre la voie, d’après lui, au vol de l’argent public.  

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