Benghebrit demande une «bouée de sauvetage» à El Ghazi et Sidi Saïd !
La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a fait appel au ministre du Travail, de l’Emploi ainsi que le secrétaire général de l’Ugta pour lui venir en aide en vue de sauver l’année scolaire 2014-2015 qui se dirige droit vers à une année blanche.
C’est aujourd’hui (dimanche) que se tient, au siège du ministère du Travail, une réunion élargie entre les ministres de l’Education et du Travail, Nouria Benghebrit, Mohamed El Ghazi ainsi que le secrétaire général de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd qui sera consacrée à l’évaluation de la situation actuelle du secteur de l’éducation confronté à un mouvement de grève ouvert déclenché par le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique-élargi (Cnapeste).
En effet, le débrayage observé par ce syndicat a paralysé la plus grande partie des établissements de l’enseignement secondaire entraînant ainsi un retard de 60 heures dans l’accomplissement du programme scolaire des élèves de terminales.
La ministre de l’Education tente de profiter l’occasion pour tenter de relancer le dialogue avec le syndicat grâce à la médiation de El Ghazi et de Sidi Saïd.
En outre, elle demande au ministre du Travail d’intervenir auprès des grévistes afin de les convaincre à rejoindre leurs postes, elle, qui aurait pu faire ainsi dès le premier jour du débrayage, plutôt que de recourir à la justice pour déclarer illégitime le débrayage du Cnapeste.
En vérité, El Ghazi en «sauveur» voit sa marge de manœuvre rétrécie, lui qui n’aura que deux options: soit d’amener le Cnapeste à s’asseoir autour d’une même table avec des garanties du ministère, soit à donner des réponses « convaincantes » aux grévistes.
Quant à l’invitation de Sidi Saïd, la ministre ne fera qu’ « empirer » davantage la situation, sachant bien que les syndicats autonomes ne reconnaissent nullement la Centrale syndicale en tant que partenaire social et en tant que médiateur.