Benghebrit: « Pas de seuil en 2015 »
La nouvelle ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit-Remaoun a révélé que le « seuil » est intervenu des suite aux dispositions en vigueur et non de manière « fortuite », lequel inclut les leçons dispensés aux élèves durant l’année scolaire, affirmant que le problème ne réside pas dans le « seuil » mais dans le fait que les élèves désertaient leurs établissements sans retour.
La ministre de l’Education a annoncé qu’un retour au « système de rachat » en baccalauréat n’est qu’une hypothèse qui fera l’objet d’étude.
S’exprimant en marge la conférence nationale des directeurs de l’éducation, tenue lundi au niveau de son département, Benghebrit a expliqué que les leçons de référence pour les épreuves du baccalauréat étaient débattus et élaborés sur la base des rapports faisant part d’état d’avancement dans le programme scolaire estimé entre 85 et 95%.
Cependant, elle n’a pas manqué de pointer un doigt d’accusateur en direction des élèves ayant déserté, selon elle, leurs établissements avant même que l’année scolaire s’achève.
S’agissant des épreuves du baccalauréat prévues pour le 1er juin prochain, la première responsable du secteur de l’éducation a fait savoir qu’en plus des procédures prises dans les années précédentes, à savoir la proposition de deux sujets d’examens au choix aux candidats, et la mise à leur disposition d’une demi-heure supplémentaire, il a été décidé de mettre à leur disposition d’un numéro vert et d’un site électronique leur permettant d’exprimer leurs doléances durant les épreuves.
Quant à un éventuel retour au système de « rachat » dès l’année prochaine, l’oratrice a affirmé que le dossier serait soumis au débat auquel seront associés les partenaires sociaux, les syndicats de l’éducation ainsi que les associations des parents d’élèves, indiquant qu’il y a une intention de revoir les « décisions » prises par son prédécesseur, voire les abroger carrément, sachant que Abdellatif Baba Ahmed ait annoncé la reconduction du « rachat » dès 2015.
Dans le même sillage, la successeuse à Abdellatif Baba Ahmed a saisi l’occasion pour appeler les différentes organisations syndicales de renoncer dans le futur aux actions de contestation et procéder au débat des questions prioritaires, dont l’approfondissement des réformes engagées dans le secteur, la révision du mode d’organisation des examens officiels, en l’occurrence le baccalauréat et ce pour préserver sa crédibilité.
Quant au scandale de la « tricherie collective » émaillant l’épreuve de la philosophie l’année écoulée, la ministre révèle qu’il y ait un « signe fort » d’incapacité de l’Etat quidoit prendre très au sérieux cet acte.
Evoquant le cas de Ghardaïa, le directeur de l’éducation de la wilaya, Azeddine Djilani a indiqué que des mesures nécessaires étaient prises en transférant les élèves de leurs établissements où il y avait des troubles vers d’autres établissements, tout comme les enseignants. Le même responsable a précisé que les élèves n’avaient pas reçu la totalité du programme, mais ils avaient quant même dépassé les leçons incluses dans le seuil.