Benkhalfa: « Plus de repas délicieux, ni de véhicules luxueux!»
Le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa a dit que le gouvernement est contraint de maîtriser soigneusement les importations et revoir les produits importés afin de préserver l’économie nationale.
« Vous vous étiez offert le luxe d’acheter des véhicules de grandes marques et de manger des plats les plus délicieux par le passé…Aujourd’hui, c’est différent! Il y a nécessité d’examiner minutieusement les produits avant leur introduction sur le marché algérien», s’est adressé Benkhalfa aux Algériens.
Dans son allocution prononcée mardi ,en marge d’une journée organisée par la Chambre d’industrie et du commerce et consacrée au débat de la loi de finances à l’hôtel Aurassi, le ministre des Finances a souligné avoir rencontré lundi dernier les responsables des Douanes pour organiser l’activité d’importation, tout en insistant sur l’importance de réduire la facture d’importation et impulser un nouveau souffle aux filiales des 12 secteurs stratégiques du pays.
« Aujourd’hui, il est temps de mettre en place une nouvelle feuille de route et nous devons être plus prudents », soutient Benkhalfa.
Par ailleurs, il a refusé de commenter les augmentations inclues dans la nouvelle loi de finances, notamment celles liées au carburant et à l’électricité qui sont, d’après lui, déjà tranchées et entrées en vigueur. « Je ne veux pas revenir là-dessus», insiste-t-il.
Quant aux augmentations décidées anarchiquement par les commerçants, le premier argentier du pays dira en substance: « Les commerçants ne doivent pas maintenir la même marge bénéficiaire qu’ils détenaient par le passé. Ils ont beaucoup gagné ces dernières années, mais aujourd’hui la situation est différente et ils doivent être compréhensifs ».
A ce titre, il les invite à élargir leurs assiettes commerciales pour gagner plus, au lieu de revoir les prix à la hausse et mettre ainsi le citoyen devant le fait accompli.
En outre, le représentant du gouvernement a mis également l’accent sur l’importance des investissements et la nécessité de réduire l’inflation d’un part et augmenter le taux de croissance d’une autre. C’est d’ailleurs le défi que s’est assigné le gouvernement depuis un certain temps, selon lui.