Benyounès: «Je ne me suis pas bagarré avec le frère du Président»
Le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès s’est dit surpris, par les rumeurs ayant accompagné son limogeage du gouvernement, notamment celle indiquant qu’il se serait même bagarré avec le frère du président de la République en faisant usage d’armes à feu.
Sur ce sujet, le président du MPA a tenu à mettre les choses au clair, affirmant n’avoir jamais eu de problème ni avec le président ni avec son frère, ajoutant que ce dernier, qui occupe le poste de conseiller du président, ne s’est jamais mêlé de la gestion de son département.
Quant à sa destitution, Benyounès n’a pas trouvé d’autre prétexte que de dire que « c’est la politique, l’un rentre et l’autre sort », avant d’enchaîner: « En Algérie, les ministres sont nommés par téléphone et virés ainsi ».
S’exprimant en marge d’ouverture de sa 3e université d’été à Tichy dans la wilaya de Béjaïa, le patron du MPA a fait savoir qu’il avait envie, du temps qu’il était à la tête du ministère du Commerce, de changer les méthodes de gestion de son secteur et accélérer son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en faisant remarquer également que « le dossier était quasiment prêt et qu’il ne restait que quelques questions qui attendaient une réponse de la part du gouvernement ».
Interrogé de nouveau sur la décision d’autorisation de vente d’alcool, qui a suscité une avalanche de réactions, Benyounès a indiqué qu’« il ne s’agit pas d’une question Halal/ Haram (autorisé/ interdit), mais des sommes colossales d’argent qu’il fallait contrôler »; en précisant que l’Algérie consomme 200 millions litres d’alcool pour une valeur de 2 milliards de dollars.
Par ailleurs, il a noté la délivrance de « 1.000 autorisations de vente d’alcool avant même son installation à la tête du ministère du Commerce ».
Force est de souligner qu’il n’a pas manqué l’occasion pour réitérer son soutien indéfectible au président Bouteflika.