Bouchouareb: «La crise du pétrole n’a pas encore affecté l’Algérie»
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalam Bouchouareb a défendu, lundi, la loi de finances 2016 et réfuté les accusations portées contre le gouvernement de vouloir vendre le pays.
Le ministre de l’Industrie a jugé inadmissible la demande adressée par l’opposition au président de la République afin de ne pas signer la LF 2016, ajoutant qu’il est inconcevable également que l’Etat investisse des milliards de dollars pour réhabiliter les groupes industriels et les privatiser ensuite.
Par ailleurs, il a qualifié l’année 2015 de l’année des réformes économiques et que la crise du pétrole n’a toujours pas affecté l’Algérie.
Invité du forum de la Radio nationale, le ministre de l’Industrie a fait savoir que la LF 2016 ,qui suscite la polémique, contient des mesures à même de consolider l’économie nationale, d’améliorer le climat des investissements et d’encourager les entreprises, à l’image de celles du montage de véhicules.
Toutefois, il s’est demandé si ladite loi prévoit une baisse des subventions de l’Etat aux secteurs de la Santé, l’enseignement ainsi que les subventions directes évaluées à plus de 184.000 milliards de centimes, soit 10% du PIB alors que celles accordées aux produits énergétiques sont de l’ordre de 150.000 milliards de centimes.
Se voulant convaincant, Bouchouareb a soutenu que depuis l’arrivée au pouvoir du chef de l’Etat, il n’a de cesse de réaffirmer son attachement à l’aspect social de l’Etat algérien, ajoutant que 40% du budget de l’Etat est destiné à l’investissement public et 20% au soutien des citoyens. « Où est alors la conséquence de la chute des cours du pétrole sur les Algériens, malgré la baisse des revenus pétroliers de 60% ? », s’interroge-t-il.
Par ailleurs, il estime inacceptable la demande de l’opposition au président Bouteflika de ne pas signer la LF, estimant que si c’était le cas, les institutions de l’Etat se seraient gelées dès le 2 janvier prochain.
Le ministre préconise ,en outre, de ne pas exploiter l’article 66 à des fins politiciennes.