Bouteflika: «Nous sommes profondément préoccupés par la situation en Syrie»
Dans son message adressé au président syrien, Bachar Al Assad, à l’occasion du 70e anniversaire de l’indépendance de son pays, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a exprimé sa profonde préoccupation de la situation que traverse la Syrie et le vœu de voir le dialogue intersyrien à Genève aboutir au règlement de la crise.
« Je saisis cette occasion pour vous exprimer notre profonde préoccupation de la situation que traverse la Syrie et notre souhait de voir le dialogue intersyrien à Genève aboutir à un règlement de la crise à même de préserver son intégrité territoriale, sa stabilité et sa souveraineté et réaliser les aspirations du peuple syrien frère de réaliser à la reconstruction dans la cohésion et l’entente nationale », a écrit le président Bouteflika dans son message.
En effet, l’Algérie est l’un des rares pays arabes à maintenir ses relations diplomatiques avec le régime de Bachar Al Assad après le soulèvement populaire survenu dans ce pays en 2011, et en dépit de lé dégradation de la situation sécuritaire, l’ambassadeur de l’Algérie à Damas, Salah Bouchama n’a pas quitté son siège, mais il a tenu à défendre la position juste du pays vis-à-vis de la crise syrienne.
« Depuis le début de la crise, la position de l’Algérie était constante et claire qui soutenait l’unité de la Syrie… », a indiqué l’ambassadeur d’Algérie à Damas dans un entretien accordé à l’agence de presse syrienne, Sana.
« L’Algérie a refusé les résolutions internationales politisées adoptées pour la suspension de son adhésion, de s’en prendre à elle (Syrie), à sa souveraineté et s’ingérer dans ses affaires internes », a poursuit le diplomate algérien.
Le soutien de l’Algérie au régime de Al Assad s’était nettement manifesté lors du sommet arabe organisé à Doha en 2013, lorsque l’Algérie avait refusé d’octroi du siège de la Syrie à la coalition de l’opposition syrienne, représentée par Mouad Al Khatib, tout comme l’Irak et le Liban.
Une position qui a valu, rappelons-le, à l’Algérie une rupture partielle avec les régimes des pays du Golfe qui veulent la tête de Bachar Al Assad.