Bouteflika : “Pas d’élection présidentielle anticipée…”
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a répondu, samedi pour la première fois, aux demandes de l’opposition d’organiser des élections anticipées, qu’il ne va certainement pas démissionner en dépit de son état de santé actuel.
Bouteflika a déclaré dans un message, à l’occasion du 53e anniversaire de l’indépendance, qu’il a répondu à l’appel émis par ses concitoyens et ce malgré son état de santé actuel. Il a dit en substance : «Vous avez été nombreux à m’interpeller pour que je poursuive la mission dont vous m’aviez déjà honoré trois fois. J’ai répondu à cet appel, acceptant ce sacrifice, malgré ma condition physique actuelle pour laquelle je remercie Dieu, pensant aussi au sacrifice suprême consenti par mes valeureux compagnons tombés au champ d’honneur, dans les rangs de l’ALN.»
Il a ajouté : «En ce qui me concerne, je m’attellerai à accomplir ce devoir avec l’aide de Dieu, conformément au mandat que m’a confié la majorité de notre peuple.»
Ce message de Bouteflika confirme ce qu’a dit Amar Saâdani, secrétaire du Front de libération nationale, il y a quelque jours que «le président Bouteflika va terminer son mandat et qu’il restera jusqu’à l’année 2019.»
Quand au projet de la révision de la Constitution, le Président a dit dans sa lettre, qu’il «va continuer à renforcer la primauté du droit (…) à travers une révision de la Constitution, qui a atteint sa phase finale de préparation ou presque» et que «le peuple algérien a besoin de connaître les propositions alternatives prétendant améliorer son devenir, et il saura ensuite choisir souverainement lors des rendez-vous électoraux de la République.»
Confirmant ainsi ce qu’a dit Ahmed Ouyahia à ce sujet dans une conférence de presse le mois dernier, sur le sort du projet d’amendement à la Constitution en disant: «Le président est le seul qui décide quand et comment modifier la Constitution.»