Burt: la Libye n'a pas d'avenir avec Kadhafi et il doit partir
Les relations entre l'Algérie et le Royaume-Uni ont été renforcées au cours des dernières années. Le colonel Mouammar Kadhafi a ruiné son peuple et commis des assassinats sur des civils. Le ministre britannique des Affaires étrangères pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord Alistair Burt accorde une interview à Echorouk.•••• Le Royaume-Uni participe à des opérations militaires menées par la coalition contre la Libye. Quels sont les objectifs de ces opérations ?•• .L'action militaire est entreprise conformément à la résolution du Conseil de sécurité et au soutien de nombreuses nations pour protéger la population civile en Libye. Elle se poursuivra jusqu' à ce que les civils soient à l'abri des attaques de Kadhafi.•• Est-ce que le Royaume-Uni reconnait le Conseil National de transition en Libye?•• C'est vrai que nous avons des contacts avec les leaders d'opposition en Libye. Le Conseil national de transition est l'interlocuteur valable avec lequel nous souhaitons établir de bonnes relations. Leurs déclarations publiques montrent qu'ils se sont engagés à bâtir une société libre en Libye où les droits de l'homme sont respectés.•• Nous ne pouvons pas les «reconnaître» entant que le gouvernement de la Libye parce que le Royaume-Uni reconnaît que les Etats, et non les gouvernements de pays.•• Certains membres du Conseil de sécurité estime que l'intervention militaire est allé au-delà de la mise en œuvre de la zone d'exclusion aérienne sur la Libye. Ne pensez-vous pas que la coalition internationale est allée au-delà de la résolution du Conseil de sécurité et qu'elle est maintenant entrain de s'ingérer dans le présent et l'avenir de la Libye à travers la conférence tenue au Royaume-Uni?•• La résolution de l'ONU est claire. L'action est entreprise pour protéger la population civile en Libye. À notre avis cela est nécessaire, légale et juste.•• La coalition est large et forte, avec les avions du Qatar et des EAU contribuant à la mise en œuvre de la zone d'exclusion aérienne. La Conférence de Londres a réuni plus de 40 ministres des Affaires étrangères et des organisations internationales, y compris le Secrétaire général de l'ONU, la secrétaire d'État Clinton et le Premier ministre du Qatar. Tout le monde a accepté de soutenir un processus qui mènerait à un avenir meilleur pour le peuple de la Libye.•• Pouvez-vous nous donner quelques informations sur l'ampleur de la participation britannique à la coalition contre la Libye à savoir le nombre “d'avions et de frappes militaires?•• Le Royaume-Uni a contribué à la coalition internationale dans une variété de façons. Par exemple, nous avons fourni des avions à réaction, des avions-citernes et des sous-marins en collaboration avec un large éventail de partenaires internationaux.•• Comment évaluez-vous la position de l'Algérie qui rejette l'intervention étrangère en Libye?•• C'est une question à poser pour le gouvernement algérien – nous comprenons que les différents pays aient un large éventail de points de vue et nous nous engageons dans des discussions franche sur ces questions.•• La résolution de l'ONU est claire – toute action militaire est prise pour protéger les civils, et il n'y aura absolument aucune occupation étrangère ou de l'invasion en Libye.•• Quelle sera, à votre avis, le sort de Kadhafi au cœur des événements qui se déroulent en Libye?•• Le Royaume-Uni estime que Kadhafi devrait aller, et devrait aller maintenant. La Libye n'a pas d'avenir avec lui au pouvoir. Il a assassiné des civils. Il est accusé de crimes horribles. Maintenant, ces crimes relèvent de la Cour pénale internationale et des Nations Unies, mais Kadhafi devrait aller parce que c'est la meilleure chance pour d'accéder à un avenir pacifique et démocratique.•• Pensez-vous les révolutions populaires toucheront d'autres pays arabes comme l'Algérie et le Maroc?•• Il n'est pas juste pour spéculer. Ce qui est important dans tous les pays du monde entier, comme nous l'avons souvent dit, c'est qu'ils soient attentifs aux préoccupations de leurs peuples et de satisfaire leurs revendications. Il existe de nombreuses façons légitimes de le faire.•• C'est votre deuxième visite en Algérie, quelles sont les questions que vous allez discuter avec les responsables algériens?•• Je suis ravi de venir en Algérie, pour la deuxième fois. Mon homologue algérien, M. Abdelkader Messahel accueillera la 5e session du dialogue politique Royaume-Uni Algérie. Le point focal de mes discussions à Alger, sera les relations bilatérales. Ces dernières années, ces relations se sont renforcées à tous les niveaux. Nous avons maintenant un dialogue politique fermement établi comme un événement annuel, et un sous-comité pour discuter des questions de lutte contre le terrorisme ainsi qu'un dialogue annuel sur le commerce. En 2009, nous avons signé un protocole d'accord sur la défense, qui a encore renforcé les relations entre nos deux pays. Nous avons une relation de longue date sur l'énergie, qui a été officialisée avec la signature d'une feuille de route l'an dernier. Nous allons discuter comment faire avancer les choses. En plus de ces domaines, j'espère aussi être en mesure de faire progresser notre dialogue sur les questions de l'immigration ainsi que les événements dans la région, je suis sûr qu'il y aura beaucoup à discuter, y compris la Libye et le Sahara occidental.