« Ce n’est pas l’échec du libéralisme », selon Georges W. Bush
Cours de l'euro au troisième trimestre 2008
Deux jours durant, le Groupe des 20 qui comprend pays industrialisés et pays émergeants vont se concerter afin d’endiguer la crise financière qui a récemment entrainé des pays de l’UE dans la récession.
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Les pays européens ressortiront-t-ils rassurés des rencontres avec leurs interlocuteurs russes et américains, ce vendredi. En se concertant tour à tour avec l’ancien block socialiste et le block libéral dont la finance bât de l’aile, l’UE espère d’abord arriver à une « position commune » puis un « plan d’action » pour sauver une Europe entrée dans le rouge.
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De la spéculation au concret, le passage est douloureux.
Douleur des grandes firmes qui voient leurs finances partir en fumée.
Douleur de centaines de milliers d’employés en chômage forcé et les milliers d’autres suppressions qui sont annoncées dans le secteur bancaire et de la haute technologie.
Et un marché libre qu’on voulait prospère est devenu surtout instable.
Certains ont peut-être fêté l’envolée des indices boursiers de jeudi, mais alors que les bourses européennes suivaient les remontées des places asiatiques, les indices américains amorçaient une « chute libre ».
En effet, l’embellie a été de courte durée et le recul des ventes de produits de consommation a fait plonger le Dow Jones à 6% et le Nasdaq à 3.8%. -
A Washington, difficile de se voiler la face, lors du G20.
C’est bel et bien une « débâcle financière » qui a tout de son « ainée » de 1929.
Pourtant, le président américain se veut moins alarmistes que les européens.
« Nous allons nous efforcer pendant deux jours de répondre à la crise actuelle et jeter les bases de réformes pour empêcher qu’une telle réforme ne se reproduise à l’avenir » dira le président Bush. -
L’administration américaine sortante qui n’avait pas caché son rejet pour une mesure « concrète », semble aux antipodes de ses anciennes déclarations.
Elle est désormais disposée à « élaborer », conjointement avec les membres du G20, « un plan d’action ».
C’est bien de concret qu’il va s’agir.
Mais, l’application ne pouvant se faire « vraiment » que sur le moyen terme avec l’entrée en fonction de Barack Obama ; les républicains étant trop frileux devant l’idée d’ « une autorité régulatrice mondiale ».
Mais l’Europe s’impatiente !!!
Normal ! C’est la première fois dans son histoire qu’elle entre en récession.
Les économies allemandes et italiennes sont en effet officiellement entrées en récession en enregistrant jusqu’à -5% de produit intérieur brut pour le troisième trimestre 2008.
Quant aux prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ne prêtent pas à l’optimisme.
En 2009, elle prévoit un recul de 0.9% aux Etats-Unis et 0.5%dans la zone euro. -
Et l’Europe se sent « flouée » !!!
Le soutien américain au secteur automobile aurait déjà transgressé les règles du jeu.
Et pour exiger réparation, le chef de la commission européenne n’exclut pas de saisir l’Organisation mondiale du commerce(OMC). -
Ce n’est pas en réduisant la visibilité que les choses se passeront bien au sommet de Washington, mais en jouant clair semble insinuer la chancelière allemande Angela Merkel qui a lâché que des « entretiens difficiles » sont à prévoir.