C’est pour ces raisons que la revalorisation salariale ait été reportée
Le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile et cuir (Fnttc), Amar Takjout a affirmé que l’abrogation de l’article 87 bis permettait de reformuler la politique salariale et la fixation du Salaire national minimum garanti (Snmg).
Intervenant sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, le secrétaire général de la Fnttc a expliqué que l’article 87 bis n’était plus valable et que son abrogation permettait « de libérer les salaires au niveau des entreprises et de la Fonction publique».
Selon Amar Takjout, l’abrogation dudit article et sa reformulation ne prendront effet que dans le cadre du projet de loi de finances 2015.
Par ailleurs, le syndicaliste a expliqué que l’abrogation de l’article 87 bis n’aurait d’impact positif sur la masse salariale sauf si elle était associée à une stimulation de l’économie nationale d’autant que les salaires dépendent d’une approche économique à trois dimensions, à savoir le développement économique, la productivité ainsi que le taux d’inflation. Celle-ci, d’après Amar Takjout, risque de grimper davantage suite à une augmentation salariale non justifiée sur le plan économique.
Le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile et cuir a mis l’accent sur la nécessité de mobiliser les capacités industrielles en matière de textile qui permettrait de créer la richesse et des postes d’emploi.
Pour rappel la 16e réunion tripartite ayant réuni le gouvernement, l’Ugta et le patronat a eu lieu le 23 février dernier. Ce qu’il faut retenir lors des travaux de la tripartite, c’est bel et bien la reconduction des crédits à la consommation qui devrait être incluse dans la loi de finances complémentaire 2014 ou la loi de finances 2015.
Ces crédits concernent en particulier le produit national, notamment l’acquisition des voitures de marque «Renault» fabriquées en Algérie, dont leur sortie sur le marché est prévue pour novembre 2014.
En effet, des crédits allant de 30 à 70 millions de centimes seront accordés à des consommateurs lesquels devraient les rembourser dans un délai allant de 5 à 8 ans.