Chakib Khelil: “je suis prêt à comparaître devant la justice algérienne”
Ce n’est vraiment pas une mince affaire de se procurer le numéro de téléphone de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, résidant actuellement à Washington. Un mandat d’arrêt international , a été lancé à son encontre et les membres de sa famille. Le quotidien Echourouk, a essayé, en épuisant tous les moyens pour obtenir le numéro de téléphone du personnage le plus controversé dans la scène nationale et internationale à l’heure actuelle. Comment le juge de la Cour de Milan, s’est mis derrière Chakib Khelil pour le piéger, tel que fut le cas de Farid Bedjaoui, via un mandat d’arrêt international délivré en fin de semaine dernière, après que la famille Khalil à Oran, a fermé ses portes face à toute tentative, et nous n’avons devant nous seulement notre collègue du bureau d’Oran, qui a pris attache avec son ami et collègue à résidant à New York, qui nous a procuré le numéro de téléphone. Sans aucun protocole, Chakib Khelil, s’est entretenu avec le quotidien Echorouk avec facilité et simplicité. Calmement, Khalil, ne s’est pas privé pas de répondre à n’importe quelle question que nous lui avons posée dans une communication qui a duré plus de 18 minutes. Durant cet entretien, il a réfuté porteur de la nationalité Américaine ou tout autre passeport étranger. Il a déclaré qu’il était prêt à comparaître devant la justice algérienne, expliquant qu’il n’avait reçu qu’une seule convocation, auquel, il a fait appel, à travers un dossier médical qui est arrivé dans les mains du ministre de la Justice Mohamed Chorfi. Chakib, admet qu’il a rencontré Farid Bedjaoui, deux fois parce qu’il portait un statut légal de l’entreprise “Saipem ” qui le délègue à assister à des réunions officielles, mais il a nié catégoriquement toute relation spéciale qui les lie. Khelil, qui sort de son silence après des accusations qui ont duré pendant plus de trois ans, a refusé d’accuser aucune partie de la classe politique. Il prétend, ne pas être au courant de toute cette corruption qui a frappé la Sonatrach, Il a aussi refusé catégoriquement d’impliquer le président dans aucun cas. Chakib, a souligné que sa famille n’a aucune relation avec ses fonctions de ministre ou de politicien depuis qu’il a pris le portefeuille du ministère de l’Energie.
Echourouk : Est ce que vous êtes au courant des accusations rapporté par la presse nationale à votre égard selon les propos du procureur général d’Alger ?
Chakib Khelil : Non, jamais ! je ne suis pas au courant du contenu des journaux, ni sur ce que les propos du procureur général, en passant par les journaux algériens, tout simplement dans mes habitudes je les consulte sur les sites Internet dans la soirée, et maintenant nous sommes en matinée, alors j’attendrais le soir pour voir.
-Est que le juge d’instruction qui supervise le dossier Sonatrach vous a informé, qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre vous et votre famille?
-Oui, et je suis étonné du mandat d’arrêt international et ses causes , et je suis aussi étonné des déclarations du procureur général au sujet de la direction du juge d’instruction. J’ai reçu une seule convocation le 20 mai de l’année dernière, dans cette dernière, le procureur général d’Oran a exigé ma présence, mais je n’ai pas l’ignorer, comme l’a déclaré le procureur général, mais j’ai émis une réponse à la même entité dont ma réponse et mes excuses, accompagnée d’un dossier médical et un certificat m’empêchant de voyager par ordre du médecin, également, je ne me suis pas contenté seulement de répondre au procureur général, mais j’ai veillé à transmettre une copie au ministre de la Justice.
–Que voulez-vous dire exactement?
-Je veux dire que je n’ai reçu qu’une seule convocation le 20 mai dernier, et depuis je n’ai rien reçu et le dossier médical d’incapacité de voyager en Algérie est sur le bureau du ministre de la justice.
–Voulez-vous dire M. Mohamed Chorfi?
-Mes propos sont clairs, je dis le ministre de la Justice
–Aujourd’hui, un mandat d’arrêt international est lancé contre vous, êtes-vous prêt à comparaître devant la justice algérienne ?
-Oui je suis prêt à comparaître devant la justice algérienne, et je répondrai présent à toute convocation.
–Vous n’avez pas peur de l’humiliation sinon de la prison ?
-( Il éclate de rire), il n’ y a rien qui m’effraie et qui me pousse à refuser de comparaître devant la justice algérienne, et le dossier est très simple et je ne vois pas pourquoi me préoccuper.
–Mais vous n’avez pas répondu à la convocation qui vous est émise le 20 mai?
-Je vous ai dit que ce jour là, j’étais malade, et c’est mon médecin qui m’a empêché de voyager.
–Le mandat d’arrêt international vous interdit de voyage, où êtes vous installé en ce moment?
-Je suis temporairement aux États-Unis
-Dans quel État des États-Unis d’Amérique?
-Je réside actuellement à Washington
-Pouvons nous comprendre du mot temporairement que vous avez l’intention de voyager pour des raisons de protection fournis par votre citoyenneté américaine?
-Je ne détiens pas la citoyenneté américaine, ni aucune autre nationalité, je porte la nationalité algérienne et je voyage avec mon passeport algérien.
–Êtes-vous sûr que vous ne portez pas la citoyenneté américaine?
-Je suis sûr, comme je suis sûr que je parle avec vous, et aujourd’hui, l’occasion est venue d’expliquer à tout le monde que je ne détiens pas la citoyenneté américaine, ni une autre, et tous se qui se dit dans ce contexte n’est que des rumeurs et des mensonges, et sans fondement.
–Le mandat d’arrêt international ne concerne pas seulement votre personne, mais elle comprend aussi les membres de votre famille, comment votre famille l’a t-elle reçu?
-Je suis surpris d’impliquer ma famille, et elle aussi d’ailleurs comme moi. On a rien compris. je suis un homme politique, je l’ai choisi et je l’ai pratiqué en Algérie, comme je l’ai fait également dans d’autres pays, même après la retraite. J’ai travaillé avec d’autres entreprises dans un certain nombre de pays, mais ma femme et mes enfants n’ont aucune relation avec mon travail.
– vous insistez que vous n’avez rien à voir avec le dossier de à la Sonatrach, supposons le donc, mais pourquoi ce long silence malgré autant d’accusations à votre égard?
-Je ne pensais pas que ça allait prendre une telle ampleur ?
–Maintenant, c’est sérieux, les accusations sont devenue judiciaires, pas seulement médiatiques.
-J’ai dit que je vais répondre aux convocations et je comparaitrai devant la justice algérienne
–Mais vous avez fui l’Algérie ?
– Je ne me suis enfui, j’ai quitté l’Algérie pour la dernière fois d’Oran le 25 ou 26 mars, d’après ce que je me souvienne , et cela n’a rien à voir avec l’évasion ou la crainte d’accusations, mais tout simplement dans le cadre de mes activités professionnelles, car je suis lié avec plusieurs entreprises à l’étranger.
–Qui vous vise dans cette affaire, à votre avis ?
-Je ne sais pas, je n’accuse personne, si je le savais, je le révélerai à l’opinion publique
–A quel niveau, pensez-vous que le dossier de corruption à la Sonatrach est un conflit plus politique et non judiciaire ?
-Je ne connais pas les objectifs et je ne savais pas qui travaille sur ce dossier
–Depuis que vous avez rejoint le corps exécutif, vous êtes affiché parmi les hommes du président Bouteflika, l’avez-vous contacté depuis votre départ du gouvernement?
-Jamais, je n’ai contacté le président.
–Alors vous allez comparaître devant la justice ?
-Quand je recevrai la convocation dont parle le procureur général, que je n’ai pas reçue.