Comment Sonatrach va se prémunir du risque commercial
Comment se comporter face au risque ? C’est la problématique à laquelle ont tenté de répondre les participants des 8èmes Journées scientifiques et techniques entrant dans le cadre de la Semaine de l’énergie en Algérie (SEA4).
- En effet, la gestion du risque commercial a été mise en évidence pour le cas de la compagnie Sonatrach afin de se rendre compte de, comment cette entreprise jugule le risque dans un environnement caractérisé par une crise financière de plus en plus aigue et inquiètante.
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Pour Mme Remadna Amira, cadre à la division commercialisation du groupe Sonatrach, « A court terme, l’évolution du prix du Sahara Blend (brut algérien) fera face à une structure des marchés de plus en plus complexe, à l’évolution des marchés actuels, à la spécification internationale, à la complexité des processus de raffinage ainsi qu’à l’impact de la crise financière ».
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Le brut algérien dépendra, par ailleurs, des économies de raffinage dans le monde. Cependant, explique Mme Remadna, le Sahara Blend continuera à présenter une charge favorable par rapport aux autres bruts en raison de sa légèreté et de sa faible teneur en souffre.
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« Pour l’avenir, poursuit la conférencière, il est impératif de rechercher de nouveaux modes de commercialisation, des capacités de stockage à l’international et le renforcement de la flotte maritime ».
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Ces deux derniers points permettront, selon la même responsable, de « fragmenter nos ventes et de développer des économies de mélanges ». C’est à ces fins que Sonatrach loue des structures de stockage en Corée du Sud, un terminal de regazéification en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et bientôt en France.
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Mlle Benyellès Bouchra, chargée de trading au back-office de Sonatrach, a abordé la nature des risques que présentent les marchés énergétiques, notamment pour Sonatrach. Les principaux risques commerciaux sont de six formes : celui du prix, de la volatilité, de liquidité, de contrepartie, juridique et enfin géopolitique.
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Pour l’intervenante : « Il devient vital d’appréhender une politique de gestion du risque ». Mais quels sont les moyens dont nous disposons ? C’est la question à laquelle a bien voulu répondre Mme Khadidja Haned de la direction de gestion des risques de la même entreprise. Avant d’adopter une réaction, il faut faire une analyse des fondamentaux et une autre technique.
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Pour chaque type de risques, une stratégie de réaction spécifique. Mme Khadidja Haned citera la stratégie du hedging, de changement de benchmark ou encore de stratégie de couverture.
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C’est en usant des différentes techniques que Sonatrach a pu se protéger dans un contexte marqué par une forte volatilité des prix, qui a atteint un pic de presque 11 dollars US/jour au mois de juin dernier.
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Il est important de préciser que parmi les missions assignées à la direction du Risk management de Sonatrach, il y a celles de réduire l’exposition au risque de baisse des prix et la valorisation du produit, en tirant profit de la structure des marchés et de l’arbitrage entre deux ou plusieurs marchés. Soit toute une logistique pour une compagnie dont la première priorité est « le service public ».