Commerce: des contrôleurs agressés
Nombreux sont les agents de contrôle de la qualité et de la répression des fraudes qui subissent des pressions lors de l'’accomplissement de leurs missions, notamment les femmes. Selon un des contrôleurs : « Tout le monde sait que de la viande se vend à Magtaâ Khira à Tipasa, mais qui osera s’approcher de cet endroit ? ».
Il est à souligner que ces agents de contrôle de la qualité et contre la fraude réclament du « pouvoir judiciaire » leur permettant à riposter à tout commerçant n’obéissant pas les ordres et les décisions et à éviter d’éventuels mauvais actes de la part des commerçant sans attendre l’intervention des agents de sécurité ou de la Gendarmerie nationale.
Les agents réclament ce droit qu’il doit être inclus, selon eux, dans leur statut particulier, vu les risques et les obstacles qu’ils rencontrent dans leur tâche qui reste difficile à accomplir en absence de toute couverture en cas d’accident.
Lors d’accomplissement de leur mission de contrôle, ces agents font fréquemment l’objet d’agressions physiques voire à l’arme blanche, dans la dernière en date a eu lieu lorsqu’un contrôleur avait reçu un coup de couteau assené par un boucher chez lequel il avait trouvé de la viande avariée.
Parmi les obstacles auxquels sont confrontés les agents de contrôle, le refus des P/APC d’exécuter les décisions prises par ces contrôleurs contre les commerçants ayant commis des délits. A ce sujet, les contrôleurs interpellent les walis à intervenir car selon eux des maires ayant des intérêts avec ces commerçants refusent de procéder à la fermeture des certains locaux commerciaux de ces derniers.
Selon des sources de la Direction du contrôle de la qualité et contre la fraude, le nombre d’agression dont font l’objet les contrôleurs et les inspecteurs prend des proportions inquiétantes, c’est pourquoi ces derniers réclament d’ailleurs davantage de sécurité en prétextant que certains d’entre eux ont subi des agressions très « graves ».