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Conflit au Yémen: Le torchon brûle entre Riyad et Téhéran

الشروق أونلاين
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Rien ne va plus entre les deux principales puissances du Moyen-Orient. Moins de 48 heures après la démission du Premier ministre libanais, Saad Hariri, proche de Ryad, l’Arabie saoudite a fermé toutes les frontières du Yémen, accusant l’Iran d’être derrière des transferts d’armes et un tir de missile des rebelles houthis sur Riyad, qui « pourrait équivaloir à un acte de guerre ».Cette annonce et cette accusation sont contenues dans une déclaration publiée par l’agence officielle saoudienne SPA moins de 48 heures après l’interception et la destruction d’un missile balistique au nord-est de Ryad, près de l’aéroport international, qui provenait du Yémen en guerre.Téhéran accuséDepuis mars 2015, il y a un blocus de fait imposé autour du Yémen par la coalition saoudienne, mais Riyad et ses alliés accusent régulièrement l’Iran de procéder à des transferts d’armes clandestins vers les rebelles houthis. La coalition considère « l’implication du régime iranien » dans la fourniture de roquettes et de missiles aux rebelles yéménites houthis comme « une violation flagrante de résolutions du Conseil de sécurité » de l’ONU, en particulier la résolution 2216.Dimanche, la France a condamné le tir de missile balistique ayant visé l’Arabie saoudite, pointant le « danger que la prolifération balistique fait courir à l’ensemble de la région ». Les Etats-Unis, proches alliés de l’Arabie saoudite, se sont inquiétés à plusieurs reprises depuis 2015 des transferts d’armes clandestins vers le Yémen. L’Iran est considéré aujourd’hui comme l’une des « bêtes noires » de Donald Trump.

 

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