Course contre la montre pour le dépôt des candidatures
Le Conseil Constitutionnel a donné un délai de deux semaines à ceux désirant d’entrer en lice pour l’élection présidentielle du neuf avril. Le dernier délai pour le dépôt des dossiers de candidature et les signatures requises au niveau du Conseil est fixé au mardi 23 février à zéro heure.
- Le Conseil Constitutionnel s’est appuyé dans sa décision sur le décret n° 60-09, portant convocation du corps électoral et signé le 7 avril courant par le président de la république. L’article 158 de l’ordonnance portant loi organique relative au régime électoral stipule également que la déclaration de candidature est déposée au plus tard dans les quinze (15) jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral.
- L’institution de Bessayeh rappelle que le dépôt de dossier de candidature doit s’effectuer par le candidat en personne auprès du Conseil constitutionnel contre récépissé. L’article 73 de la constitution doit être respecté à la lettre, c’est-à-dire que le candidat ne doit pas avoir une nationalité autre que la nationalité algérienne d’origine, il doit être de confession musulmane, avoir quarante ans révolus au jour de l’élection, jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques et attester de la nationalité algérienne du conjoint.
- Le candidat doit justifier de sa participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 pour les candidats nés avant le 1er juillet 1942, et de la non implication de ses parents nés après le 1er juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution du 1er Novembre 1954. Autre condition fixée par l’article 73, une déclaration sur le patrimoine mobilier et immobilier du candidat à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
- La demande d’enregistrement de la candidature (un imprimé remis au candidat lors du dépôt de son dossier de candidature au Conseil constitutionnel, et qu’il remplira et signera sur place) accompagnera le dossier ainsi que les formulaires de souscriptions de signatures prévues dans l’article 159 de la loi organique relative au régime électoral, qui exige la collecte d’au moins 600 signatures de membres élus d’assemblées communales, de wilaya ou parlementaires, sinon une liste comportant 75 mille signatures individuelles, au moins, d’électeurs inscrits. Dans les deux cas, les signatures doivent être recueillies à travers au moins 25 wilayas.