De réfugiée à ministre : Le miracle de Maryam Moncef au Canada
Le Canada figure parmi les pays les plus développés de la planète et a longtemps dominé le classement de l’indice du développement. Aussi, ce pays ouvert sur l’extérieur est aussi réputé de la compétence de son système judiciaire.
Sa devise focalise beaucoup plus sur la compétence et le potentiel plus que l’origine pour les migrants.
Pour Maryam Moncef,une jeune afghane le rêve devient réalité après qu’elle ait quitté l’Afghanistan en fuyant l’invasion soviétique . Elle vient d’être nommée ministre des institutions démocratiques, après tant d’années de souffrance. Leur voyage s’est fait à dos d’âne, de chameau et en avion. Il leur a fallu traverser l’Iran, le Pakistan et la Jordanie, et pendant tout le trajet, se souvient la nouvelle ministre, elle et ses sœurs avaient contracté la varicelle. La famille a demandé le statut de réfugié lorsqu’est arrivée au Canada.
En 2014, alors qu’elle n’avait que 29 ans, Monsef a brigué avec succès le poste de maire de Peterborough. Le 19 octobre, après avoir frappé à 70 000 portes, elle a été portée par la vague libérale et a été élue comme député pour la première fois.
Au sein des nouveaux ministres canadiens, c’est sans doute les visages et les personnalités qui ont fait le plus parler ces derniers jours: le ministre de la Défense Harjit Singh Sajjan et le ministre du Développement économique, Navdeep Bains. Leurs nom sont moins connus que le turban et la barbe qu’ils portent. Ces nouveaux ministres de confession sikhe le gouvernement en compte quatre- chamboulent les allures habituellement empruntées de leurs prédécesseurs. Le parcours original du premier -né en Inde, il s’est installé au Canada à 5 ans, a passé 11 ans dans la police et a combattu au sein de l’armée canadienne en Afghanistan- dénote autant que son style, ce qui ne l’empêchera pas de faire partie des comités ministériels les plus importants.