Débat relancé autour de l’empreinte génétique!
La commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN) a présenté à l’examen mardi le projet de loi portant utilisation de l’empreinte génétique « ADN » dans les procédures judiciaires et l’identification des personnes.
Ce projet de loi est accompagné par les craintes des hommes religieux ayant affirmé que « l’empreinte génétique est en contradiction avec un bon nombre de questions religieuses, notamment celles liées à l’identification et à l’héritage».
Les juristes ont quant à eux estimé que cette loi permettra de réduire les crimes perpétrés et permettre aux enfants nés sous « X » de retrouver leurs pères biologiques.
Le débat autour d’utilisation de l’empreinte génétique dans les tests de paternité, dont le législateur prévoit l’attribution du patronyme du père biologique à l’enfant adultérin et garantit le droit à l’héritage, ce que l’Islam interdise et qui lui attribue le nom de sa mère biologique, risque d’être houleux.
A ce titre, Kamel Boussenna, mufti de l’Association des oulémas musulmans a affirmé que l’Islam n’autorisait pas de rattacher l’enfant adultérin à son père et ne l’autorisait pas d’hériter de son père, car l’Islam a tranché, selon lui, la question en rattachant l’enfant en question à sa mère.
« L’utilisation de l’empreinte génétique doit être effectuée avec précaution et confidentialité et n’est autorisée à des fins de refus de la filiation », poursuit-il.
« L’empreinte génétique pourrait être utilisée pour identifier les enfants disparus et victimes des catastrophes», soutient-il.
Pour l’avocat, Ibrahim Bahlouli, l’empreinte génétique est considérée comme l’un des éléments de preuve dans des affaires criminelles.