Début d’année chaud: le vent de la contestation souffle sur plusieurs wilayas du pays
Au 1er jour de la nouvelle année 2012, de nombreuses actions de protestation ont eu lieu dans plusieurs wilayas du pays, dont les contestataires étaient décidés de faire entendre leurs voix en revendiquant des logements, du gaz, de l’eau et l’amélioration de leur cadre de vie.
Les protestataires ont dénoncé les promesses non tenues des responsables locaux et se disent prêts à aller plus loin dans leur contestation jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en charge.
Les habitants de Helouia à Blida bloquent la route
Hier dans la matinée, des habitants du quartier Halouia dans la commune de Soumaâ à Blida, ont procédé à la fermeture de la route reliant la ville de Boufarik aux autres villes, en signe de contestation en raison de la non-satisfaction de leurs revendications principales, à savoir l’aménagement de la route et le raccordement en gaz de ville.
Les contestataires ont déclaré à Echorouk qu’ils vivent dans des conditions déplorables, en l’absence notamment d’une route, de gaz de ville et d’une école primaire et ont ajouté que les autorités locales les ont totalement marginalisés en ne se souciant guère de leurs revendications soulevées à plusieurs reprises.
Ce qui a avivé davantage la colère des contestataires, c’est bel et bien le non-lancement des travaux prévus pour aujourd’hui (ndlr), suite à la protestation qui a eu lieu mardi dernier.
Parmi les insuffisances et les problèmes que confrontent les habitants dudit quartier quotidiennement, figurent notamment l’état des routes qui deviennent impraticables et l’absence d’une école primaire très proche de leurs domiciles évitant à leurs petits enfants de parcourir de parcourir de longues distances pour se rendre aux bancs de l’école.
A cela s’ajoutent, le non-raccordement de leurs demeures en gaz de ville, ce qui constitue un épineux problème, notamment en hiver, où le besoin à cette matière s’accentue en plus de la flambée de ses prix à cette occasion.
Ils mettent l’accent sur la nécessite de la prise en charge de leurs doléances par les autorités concernées dans les plus brefs délais.
Contestations sans précédent à Bouira en raison de la coupure du gaz et d’électricité
La wilaya de Bouira, a été également secouée au début de cette semaine en cours par une vague de contestation, dont des habitants de plusieurs communes, notamment ceux du village de Ben Haroun dans la commune de Djebahia ont exprimé leur ras-le-bol quant aux coupures récurrentes du courant électrique et de l’eau.
Il convient de souligner que ces villageois étaient privés d’électricité pendant plus d’un mois.
Afin d’interpeller les responsables locaux pour intervenir, les protestataires n’ont pas trouvé mieux que de prendre en otage un véhicule relevant de la Direction de Sonelgaz et un bus de la commune en menaçant de les incendier si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
A Aït Laâziz, plusieurs dizaines de jeunes sont descendus dans la rue pour contester, de leur côté, contre l’absence du gaz et de l’eau dans de nombreux villages de la wilaya et ont même procédé à la fermeture de la RN 5.
S’ajoute à cela, la poursuite de la grève déclarée par les enseignants du lycée Hamza de Bouira avant les vacances d’hiver, lesquels réclament le départ du censeur et de l’économe de cet établissement.Comme ils interpellent le directeur de l’éducation à tenir ses promesses.
Les occupants de bidonvilles devant le siège de l’OPGI à Laghouat
Hier matin, des habitants du quartier de la Réconciliation situé à proximité de l’APC de Laghouat ont tenu un sit-in devant le siège de l’OPGI pour réclamer les clefs de leurs logements.
Les protestataires ont dénoncé la longue attente et les promesses non-tenues par les responsable, notamment la réception de leurs logements tant attendus.
Ils s’interrogent également pourquoi les responsables n’ont pas daigné à les reloger alors que des habitants d’autres bidonvilles seraient déjà relogés il y a plusieurs mois.
Force est de noter que ces citoyens ont interpellé le wali afin d’intervenir pour donner des instructions de relogement de ces familles qui vivent dans des conditions déplorables, dont ces bidonvilles n’ont ni eau ni électricité.