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Défense de Meziane: le procès ne sera pas reporté même en l’absence des témoins

الشروق أونلاين
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D.R
Siège de Sonatrach

Reporté à deux reprises, le procès de l’affaire dite « Sonatrach I » s’ouvre dimanche 27 décembre devant le tribunal criminel d’Alger.

La défense des inculpés a affirmé qu’elle n’accepterait pas de nouveau report pour quelque motif que ce soit, sachant sept des 15 accusés sont mis sous détention provisoire depuis plus de cinq ans.

Quinze personnes seront présentées devant le juge dimanche, dont l’ancien Pdg de Sonatrach, Mohamed Meziane, ses deux fils, deux directeurs exécutifs du groupe ainsi que quatre (4) entreprises étrangères, allemandes et italiennes, poursuivies pour corruption.

Ce procès intervient après l’éclatement de l’affaire ,il y a six ans, laquelle a retenu l’attention de l’opinion publique nationale et internationale, d’autant plus qu’elle concerne la plus grande compagnie pétrolière algérienne; dont l’enquête s’est même étendue aux pays étrangers.

Sur le procès, l’avocat de Mohamed Meziane, Me Mohamed Athmani a indiqué que la défense n’accepterait pas un autre report pour quelque motif que ce soit ajoutant que « beaucoup de choses ont changé dans l’affaire ces derniers mois ».

« Nous avions remis au ministère public une liste de témoins, et même s’ils ne se présentent pas, le procès se poursuivra », fait-il savoir.

Me Athmani a souligné également avoir réclamé d’auditionner Noureddine Cherouati en sa qualité de successeur de Mohamed Meziane à la tête du groupe Sonatrach.

De son côté, Me Berghel, avocat de l’un des accusés dans ladite affaire a dit qu’il n’y ait aucun obstacle ni justificatif pour reporté le procès ajourné déjà à deux reprises, ajoutant que l’affaire n’a pas de sens après avoir pris une dimension politique, à travers les déclarations des dirigeants de partis politiques.

Selon Berghel, quelques politiques ont estimé l’ouverture du procès comme étant une manœuvre de certaines personnes pour se venger et déstabiliser l’Etat.

L’avocat a jugé que les propos tenus par le patron du parti au pouvoir sur l’affaire « Sonatrach » se seraient référé à des rapports erronés en tenant d’innocenter l’une des parties principales du dossier, à savoir l’ancien ministre de l’Energie et des mines, Chakib Khelil. Du coup, ajoute-t-il, le procès n’aura pas de sens.

« Il est inadmissible d’innocenter le ministre dans cette affaire, alors que des directeurs centraux demeurent en prison », soutient-il. 

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