Démantèlement de cinq réseaux de recrutement de femmes djihadistes
Les services de renseignement relevant des différents services de sécurité ont intensifié considérablement les contrôles et les fouilles au niveau des aéroports, ports et postes frontaliers suite au démantèlement de cinq réseaux de recrutement des jeunes Algériens, dont des femmes, pour rejoindre les rangs de Daech.
Les femmes devraient sans doute servir d’épouses aux combattants du groupe terroriste qui ont pris le contrôle de plusieurs villes irakiennes, syriennes et libyennes.
En outre, les équipes de lutte contre la cybercriminalité continuent elles aussi de contrôler les réseaux sociaux, souvent utilisés par les groupes terroristes comme outils de recrutement des djihadistes.
La police de l’air et des frontières (PAF) veille au grain au niveau des aéroports du pays, notamment l’aéroport international Houari-Boumediène d’Alger. En effet, les Algériens, âgés entre 22 et 40 ans, souhaitant se rendre en Turquie ou en Tunisie font l’objet de fouilles minutieuses, d’autant que ces deux destinations constituent un transit pour rallier les groupes djihadistes en Syrie et en Irak, a-t-on appris de sources sécuritaires.
Outre les aéroports, les ports et les postes frontaliers, en l’occurrence ceux de l’Est du pays, sont également placés sous haute surveillance.
En effet, les mêmes services auraient intercepté depuis le début de l’année pas moins de 60 personnes soupçonnées de vouloir rejoindre Daech. De plus, cinq réseaux de recrutement des jeunes activant dans les wilayas d’Alger, Boumerdès, Blida, Tipasa, Bouira, Tizi Ouzou, Laghouat, El Oued, Oum El-Bouaghi, Djelfa et Khenchela.