Des familles tunisiennes en difficulté fuient vers la frontière algérienne
Étant confrontées à des conditions déplorables, quinze familles tunisiennes nécessiteuses ont fui leur pays vers la frontière algérienne où elles vivent sous des tentes et l’absence des moindres conditions de vie décentes.
Les soixante-dix (70) Tunisiens, dont des enfants, des hommes et des femmes ayant fui leur pays ont affirmé que leurs situations misérables, tant sur le plan social que professionnel les ont poussés à quitter leur pays, d’autant plus que rien ne les encourage à y rester.Selon eux, les autorités locales tunisiennes n’ont rien fait pour leur venir en aide, leur offrir d’emploi, eux, qui ne disposent d’aucune ressource.De plus, ils ont indiqué que leurs demandes d’emploi en vue de travailler au sein de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CFG) ont été catégoriquement rejetées.Ayant élu domicile dans une montagne à El Harchane, à 25 km à l’est de la commune de Bir El Ater, les familles qui souhaitent leur offrir tout dont elles ont besoin et s’enquérir de leur situation rencontrent de sérieux problèmes, d’autant plus que la région est connue pour son relief accidenté.Selon les habitants de ladite localité, les tentatives des responsables algériens de convaincre ces familles de rejoindre leur pays étaient vouées à l’échec face à la détermination de ces dernières de rester en Algérie.Ayant insisté d’y rester, des familles algériennes, dont celles de la tribu Abbès, ont manifesté leur solidarité avec ces familles nécessiteuses en leur offrant quotidiennement des repas.« A.M », un des habitants de la région frontalière, El Harchane a salué le rôle des forces de sécurité qui ont veillé à protéger les familles qui vivent sous des tentes depuis le début du mois sacré.L’un des Tunisiens ayant quitté le pays pour l’Algérie a déclaré à Echorouk avoir lancé un appel à l’opinion publique tunisienne en premier lieu pour y intervenir et demandé des hautes autorités du pays de les assister car, selon leurs dires, ils ne peuvent pas vivre, voire survivre sans aucune ressource financière.Notons enfin que les dizaines de Tunisiens qui avaient quitté leur pays pour l’Algérie, avaient été très bien traités par les autorités algériennes.