Des mesures urgentes pour relancer le secteur du tourisme dans les pays arabes
L’Organisation arabe du Tourisme (OAT) a adopté une série de mesures d’urgence pour relancer le secteur du tourisme dans les pays arabes affectés par “le printemps arabe”, a souligné, mardi à Alger, le secrétaire général de l’organisation, Mokhtar Hadari.
M. Hadari a indiqué, lors d’un point de presse, que ces mesures portaient notamment sur “la bonification des impôts sur le transport et l’énergie, l’allègement des mesures d’octroi de crédits et la facilitation de la circulation des touristes dans les pays arabes”. En dépit d’une “nette amélioration”, le secteur du tourisme connaît un “recul”, a précisé le responsable, ajoutant que les pertes, induites des évènements survenus en Tunisie, en Egypte, au Liban et en Syrie, ont été estimées à environ 7 milliards de dollars en 2011.
Face à ces défis, un accord de coopération a été conclu entre l’OAT et l’Entreprise islamique de garantie des investissements en vertu duquel, l’organisation trace un programme pour garantir les investissements étrangers en vue de promouvoir le tourisme arabe et drainer les investissements, a-t-il fait savoir. Selon cet accord, le taux de compensation est estimé à 90% de la valeur du projet sur période allant de 15 à 20 ans.
Il a précisé que l’EIGI n’appliquait pas le système des quotas dans ses transactions avec les pays membres mais qu’elle prenait en compte “les besoins et les garanties” de chaque Etat.
M. Hadri a, par ailleurs, souligné que l’organisation a signé plusieurs conventions afin de mettre à niveau le tourisme et la culture avec le concours de certaines Académies et universités pour tracer un programme de formation dans le secteur du tourisme. Le responsable a, en outre, mis l’accent sur la disposition de l’OAT à effectuer des séances de formation en Algérie en vue de développer l’aptitude des jeunes à s’engager dans le secteur du tourisme.
L’OAT a, dans ce contexte, signé une convention avec l’Organisation arabe pour le développement et la formation, aux termes de laquelle, les étudiants obtiennent des diplômes, reconnus par les ministères respectifs. Il s’agit d’intégrer les jeunes dans le marché du travail, a indiqué le secrétaire général de l’organisation.