Des responsables de la radio limogés
Deux hauts responsables de la radio publique algérienne ont été “démis de leurs fonctions” après un sit-in “illégal” dimanche, dans les locaux, d'une trentaine d'employés, majoritairement des journalistes, a déclaré mardi son directeur général, Tewfik Khelladi.
- Un communiqué du Syndicat National des Journalistes (SNJ) a annoncé que le directeur de l’Information de la Chaîne 2 de cette radio, Mohand Said Bensekhria, “a été limogé” et la chef d’édition de la Chaîne 1, Hassiba Kecheroud, “relevée de ses fonctions”, lundi.
- Selon le SNJ, tous deux ont “refusé de sanctionner des journalistes ayant observé la veille, dimanche, un sit-in de protestation” dans les locaux de la radio. Dans une déclaration à l’AFP, le directeur général Tewfik Khelladi a indiqué qu’il les avait “démis” mais pas “limogés” et en a confirmé les raisons “tout à fait exactes” avancées par le SNJ.
- “Il ne s’agit pas de mesures de représailles”, a-t-il cependant affirmé. M. Khelladi a également annoncé un total de “quatre responsables démis à différents niveaux de la chaîne de commandement”.
- “C’est l’application du règlement intérieur”, a-t-il souligné, expliquant qu’un sit-in ne peut avoir “lieu que lorsque toutes les portes du dialogue sont fermées”. Or, depuis un premier sit-in le 27 mars, il a indiqué avoir reçu à deux reprises des représentants des quelque 4.000 employés de la radio à l’échelon national pour connaître leurs doléances.
- M. Khelladi a rappelé la signature d’un accord avec le syndicat maison: une augmentation des salaires de 25%, a-t-il souligné, alors que le smic est de 150 euros mensuels. Et “un an” pour régulariser les “cachetiers”, pigistes de tous métiers à la radio, dont certains travaillent “depuis plus de 15 ans”. Pour le directeur général de la radio nationale, les revendications des protestataires “tiennent à autre chose” et “je m’interroge sur leurs raisons”.
- Il reste a signaler qu’une grève générale est prévue le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse.