Détenu par AQMI à Timétrine : la vie de Françoise Larribe en danger
« Je reviens de chez les ravisseurs dans le désert où j'ai rencontré deux représentants du groupe qui les détient : l'otage française est malade et ne peut plus rester longtemps sans soins », a déclaré un des intermédiaires nigériens. Cet intermédiaire s'est rendu dans la région de Timétrine, dans le nord-est du Mali, près de la frontière algérienne, où les otages sont détenus.
- Tous les indicateurs sont au rouge pour la vie de l’otage française Françoise Larribe, détenu par les preneurs d’otages d’AQMI dans la région de Timétrine, dans le nord-est du Mali, depuis le 16 septembre, jour de son enlèvement à Arlit, dans le nord du Niger.
- Selon les maigres informations collectées par un émissaire nigérien la seule femme parmi les sept otages « souffre d’un cancer et ne peut plus rester longtemps sans soins ».
- « Je reviens de chez les ravisseurs dans le désert où j’ai rencontré deux représentants du groupe qui les détient : l’otage française est malade et ne peut plus rester longtemps sans soins », a déclaré un des intermédiaires nigériens. Cet intermédiaire s’est rendu dans la région de Timétrine, dans le nord-est du Mali, près de la frontière algérienne, où les otages sont détenus.
- Cet épisode n’est pas sans rappeler celui du rapt des 15 touristes et la longue et difficile négociation qui avait suivi au nord du Mali, et qui a abouti à la mort d’une Allemande d’insolation. Cinq mois après leur kidnapping par un groupe armé, qui se réclame du Gspc, les 15 touristes européens enlevés en 2003 commençaient à donner des signes de fatigue, et on avait alors enregistré un premier décès, celui d’une Allemande qui est morte des suites d’une très forte chaleur.
- Les véritables négociations n’ont même pas commencé, et il est attendu qu’elles vont durer encore plusieurs semaines, voire plusieurs mois, car AQMI va très certainement faire monter la barre des exigences très, très haut, à la faveur du nombre important des otages – cinq Français et deux Africains- ainsi que de la « qualité » des détenus –des ingénieurs d’Areva. En termes clairs, l’urgence est à la vie de l’otage cancéreuse, et il est fort probable qu’AQMI va profiter de l’émoi que va susciter pareille situation en France pour « consentir » à la relâcher moyennant une revendication de taille », car l’otage, morte, ne lui servira à rien, pire encore, sa mort va le présenter dans un jour exécrable devant la communauté internationale, chose que le Gspc-AQMI évitera soigneusement.