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Djaballah à l’opposition: «Vous recevrez une violente gifle !»

الشروق أونلاين
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Bilal Zouaoui
Abdallah Djaballah, président du Front de la justice et du développement (FJD)

Invité du forum d’Echorouk, le président du Front de la justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah s’est adressé en ces termes aux formations voulant créer des alliances pour affronter le candidat du système: « Faites ce que vous voudrez, vous recevrez une violente gifle telle que je l’ai déjà reçue avant vous !»

Abdallah Djaballah estime que l’échec de ces partis face à Bouteflika sera d’un grand impact, en parlant d’une victoire du président sortant en dépit de sa maladie.

A ce sujet, le président du Front de la justice et du FJD a appelé les partis politiques à boycotter le scrutin et à ne pas se porter candidat sous prétexte qu’il soit dépourvu de toute crédibilité et de transparence.

Quant à sa décision de ne pas rejoindre le trio (RCD, MSP et Ennahda) ayant opté pour le boycott, Abdallah Djaballah a dit que le fait de partager le même avis que le trio,  il ne serait pas obligé de rejoindre une partie donnée car « ce qui importe c’est de se mettre d’accord sur une même position ». Pour lui, l’élection présidentielle de 2014 n’est qu’une « comédie ».

Par ailleurs, il a lancé appel à tout le peuple algérien à faire face à la politique du fait accompli, non avec une insurrection mais par le boycott des élections.

La déclaration de Sellal corrobore la détérioration de l’état de santé de Bouteflika

Djaballah a répondu à ceux qui disent que le chef de l’Etat était en bonne santé en faisant savoir que   l’Islam n’autoriserait pas une personne malade d’assumer des responsabilités, si l’ensemble de ses fonctions vitales ne fonctionnaient pas correctement.

Quant à l’annonce de la candidature de Bouteflika par le Premier ministre, le président du FLJ a estimé qu’il n’était guère surprenant car, à ses yeux, c’était prévisible depuis la révision de la Constitution en 2008.

Pour lui, le président Bouteflika intronisé au pouvoir en 1999 a voulu s’accrocher au pouvoir jusqu’à sa mort, en se demandant comment un président se porte-t-il candidat pour briguer un autre mandat de cinq ans, alors qu’il ne pouvait même pas faire une telle annonce qui ne nécessite pas deux minutes?

S’agissant de l’état de santé du président-candidat, il s’est demandé: « Vont-ils falsifier le bilan de santé, ou vont-ils affirmer qu’ils sont au dessus de la loi? »

Pour lui, c’est honte de voir un président malade se portant candidat à la présidentielle en donnant l’image d’un pays stérile.

Saâdani est une des victimes du général Mohamed Mediène

Le président du FJD a qualifié le service des renseignements de « pouvoir mystérieux du pays », en niant l’existence d’un éventuel conflit entre l’armée et la présidence en regrettant le fait que « l’Algérie soit gouverné par une personne non-élue (frère cadet de Bouteflika) ».

Dans sa lecture livrée sur un soi-disant conflit entre le DRS et la présidence, il a indiqué qu’il n’existait aucun conflit entre les deux institutions, et que la question ait été amplifiée par la presse. Une situation qui a d’ailleurs suscité de la peur chez la population qui souhaitait un retour à la normale et que tout soit remis dans l’ordre, d’après lui.

Quant aux déclarations de Saâdani contre le patron du DRS, le général Toufik, le président du FJD a estimé que le premier n’était qu’une victime du second.

Je n’ai aucun lien avec Larbi Belkheir

S’agissant des accusations portées sur lui et selon lesquelles il serait « un produit du système », en comptant sur l’homme fort du pouvoir, à savoir le général Larbi Belkheir pour obtenir un agrément pour la création de son parti El Islah. « J’ai formulé une demande d’obtention d’un agrément pour créer le mouvement El Islah avant même l’arrivée de Bouteflika au trône. C’était le gouvernement du président Zeroual qui m’avait donné l’agrément, dont Sellal était alors ministre de l’Intérieur… quant à mes rapports avec Larbi Belkheir et d’autres responsables, ce ne sont que des rumeurs qui ne reposent sur rien. D’ailleurs, les gens me reprochent de ne pas prendre contact avec les responsables du pays ».

Bouteflika souhaite se maintenir au trône jusqu’à sa mort

Abdallah Djaballah prévoit que les présidentielles soient remportées par le président sortant étant donné que le jeu, à ses yeux,  était verrouillé, la machine à fraude était huilée et que les résultats étaient connus d’avance.

Pour lui, Bouteflika se succèdera à lui-même à la magistrature suprême d’autant qu’il « émette le désir de mourir en tant que président. 

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