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Doha isole Israël, en attendant Koweït-City

Doha isole Israël, en attendant Koweït-City

La réunion extraordinaire de Doha a bel et bien eu lieu en dépit de la convocation d’un sommet parallèle pour lui faire échec. Les résolutions adoptées par la douzaine d’états arabes participants vont dans le sens de la position du mouvement palestinien de résistance Hamas, notamment son appel aux pays arabes à rompre leurs relations avec l’entité sioniste.

  • La réunion de Doha a appelé les pays arabes à suspendre les  négociations de paix et à rompre les relations avec Israël en  réaction à l’agression de ce dernier contre la bande de Gaza. Le Qatar et la Mauritanie ont d’ailleurs annoncé  leurs décisions respectives de geler leurs relations avec Israël. Le Qatar avait pour rappel ouvert un bureau d’intérêt avec Israël alors que la Mauritanie a des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu.
  • De Doha, les pays participants appelé à l’arrêt des hostilités contre Gaza, sans conditions préalables en insistant sur la réouverture de tous  les points de passage vers Gaza. Ils ont également dénoncé la poursuite par Israël des attaques sur le territoire palestinien  malgré la résolution 1860 des Nations Unies et la montée des pressions internationales, promettant de tenir l’Etat hébreu pour  responsable de crimes de guerre conformément au droit international. En plus d’imputer à Israël la responsabilité pénale et civile des crimes qui ont été commis, la réunion extraordinaire arabe recommande la création d’un  fonds international pour la reconstruction de Gaza.
  • Les résolutions prises par ceux qui répondu à l’appel de Doha sont de taille et traduisent un soutien indéfectible à la résistance palestinienne contre l’occupant israélien qui en plus bafoue tous les droits, conventions et traités internationaux. Le communiqué final de la rencontre souligne en effet le droit de tous les peuples soumis à l’occupation de disposer de leur autodétermination et de résister à l’occupant selon les règles dictées par le droit international. C’est là sans conteste un appui politique important qui renforce la position du Hamas, et de la résistance de manière générale qui était largement représentée à la réunion. La résistance refuse en effet de déposer les armes face à l’agression ou à abandonner Gaza.
  • Sans pour autant atteindre le quorum, la réunion de Doha s’est tenue tentant de décider de mesures censées être salutaires pour Gaza, sous l’acier et le feu depuis trois semaines. Cependant, un bémol: le président palestinien Mahmoud Abbas était le grand absent à cette réunion qui concernait la Palestine en premier lieu. Il y aurait eu des pressions sur Abbas pour qu’il ne se déplace pas à Doha, à en croire des responsables qataris qui auraient rapporté les propos du président palestinien, sauf que quelques heures après, l’Autorité palestinienne a réfuté cette version des faits. Autre constat amère, l’absence des poids lourds de la région, principalement l’Egypte et l’Arabie saoudite. Le Caire ayant opté pour une solution négociée avec Israël alors que pour Ryad, c’est essentiellement une affaire de leadership. Ces deux partenaires ont donc préféré une rencontre en marge du sommet économique du Koweït. Cette démarche est en tout cas mal vue par de nombreuses parties qui se demandent comment peut-on parler d’un holocauste qui a fait déjà 1200 morts, “en marge” d’un rendez-vous économique ? Pourtant, il y a des questions “de vie”, prioritaires, qui ne peuvent attendre.

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