-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Droit de réponse de l’ancien ambassadeur de Tunisie auprès de l’Unesco

Droit de réponse de l’ancien ambassadeur de  Tunisie auprès de l’Unesco

Dans votre article « Tunisie : des milices laïques s’attaquent à des islamistes », vous avez écrit que « Selon l’ambassadeur tunisien à l’Unesco, Mezri Haddad, l’ex-président tunisien Zine Al Abidine Ben Ali avait un plan selon lequel il voulait éclater une guerre civile au pays en perpétuant des opérations terroristes tout en remettant en cause les islamistes et les chiites ». Lorsque j’ai fait cette déclaration à la mi janvier 2011, où je n’ai d’ailleurs pas parlé de chiites, le contexte était à la désinformation et aux manipulations de certains milieux pour précipiter d’abord la chute du régime, ensuite pour rendre la situation tunisienne irréversible. Aujourd’hui, le contexte est totalement différent : Ben Ali vit en exil, un gouvernement patriotique et provisoire essaye de redresser le pays, le RCD est frappé d’interdiction alors que le Parti de la libération (Hizb Ettahrir), qui est à l’extrême droite d’Ennahda, est toléré, comme d’ailleurs d’autres partis d’extrême gauche ! Compte tenu de la succession qui se tramait en Tunisie et qui devait profiter à Leïla Ben Ali, je ne regrette pas la chute du régime le 14 janvier dernier. Mais il faut cesser de l’accabler en lui attribuant des actions criminelles qui ne sont commises que par de néo-fascistes ainsi que par des mercenaires qui sont à la solde de pays étrangers. Ces derniers ne veulent pas que la révolution tunisienne aboutisse à un État de droit, à une démocratie responsable, à une économie prospère et à une société pacifiée et sécurisée. Le plus révoltant et le plus tragique dans cette affaire, c’est que les jeunes qui se mobilisent sur facebook ne se rendent même pas compte qu’ils sont manipulés par des éléments occultes qui cherchent à détruire la Tunisie en y semant le poison de la discorde et de l’anarchie. Ils n’ont aucune intelligence politique pour s’apercevoir que le Premier ministre Béji Caïd Essebsi et son gouvernement constituent la dernière chance pour redresser la situation du pays et préparer la transition démocratique dans la paix et la concorde civile. Plutôt que de faire preuve de maturité et de vigilance en ces moments critiques, ils sont à l’affut du sensationnel et des mensonges les plus éhontés pour descendre dans la rue et hurler ce mot désormais anachronique : « Dégage ». Ne sont-ils pas conscients que si le gouvernement actuel répond à leur caprice d’adolescents, et s’il dégage en effet, c’est la Tunisie qui va sombrer dans le chaos ? Ne se rendent-ils pas compte que leur vedette de cirque, Ferhat Rajhi, est un homme irresponsable dont l’ignorance politique n’a d’égale que l’inconscience morale ?

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!