Droukdel et 51 autres terroristes seront jugés par contumace : le procès de la tentative d’assassinat du président Bouteflika s’ouvrira à Batna
Cette réouverture du dossier intervient après trois années de guerre procédurale, et qui avant surtout concerné le principal accusé en détention –la quasi-totalité demeure en fuite-, le dénommé Z.Walid, dit « Abou Khaled », la défense estimant que les accusations auxquelles doit réponde ce dernier ne sont pas justifiées, et faisant cassation à plusieurs reprises, dont la dernière a été refusé par la Cour.
- Des sources judiciaires ont révélé à Echorouk que le procès des présumés auteurs de la tentative d’assassinat sur la personne du président de la République s’ouvrira le 22 décembre 2010 à Batna, après que la chambre d’accusation eut terminé de mettre des noms sous les chefs d’accusations. Cette réouverture du dossier intervient après trois années de guerre procédurale, et qui avant surtout concerné le principal accusé en détention –la quasi-totalité demeure en fuite-, le dénommé Z.Walid, dit « Abou Khaled », la défense estimant que les accusations auxquelles doit réponde ce dernier ne sont pas justifiées, et faisant cassation à plusieurs reprises, dont la dernière a été refusé par la Cour.
- Selon le procureur général adjoint en charge du dossier, « ils sont 63 à être impliqués dans l’affaire, 51 étant des terroristes en fuite, les autres étant arrêtés, dont deux mineurs au moment des faits ».
- A la tête des accusés, on retrouve l’émir national du Groupe salafiste pour la prédication et le combat, Abdelmalek Droukdel, dit « Abou Mossâb Abdelouadoud », l’émir régional de l’organisation, Yahiaoui Abdelâli, dit « Youcef Abou Al Hassan », l’émir de la « katibat al-maout » ( « Brigade de la Mort »), Ali M. dit « Abou Rouwaha », âgé de 36 ans, Z.Walid, 28 ans, principal pourvoyeur d’informations pour cette attaque-kamikaze. On y retrouve dans la même liste le kamikaze lui-même, Lazrag Lhouari, dit « Abou Al Mokdad al-Wahrani », un jeune de 17 ans, Kh. Imad.
- Seul un élément, G. A., alias Abou El Hareth, avait été jugé et condamné. Le prévenu s’était livré aux services de sécurité, et souhaiter bénéficier de la charte sur la réconciliation nationale. Mais la grâce lui a été refusée lorsqu’il a été prouvé qu’il était impliqué dans des assassinats. Il a écopé d’une peine de prison à perpétuité pour adhésion et création de groupe armé, détention d’armes de guerre sans autorisation et vol qualifié. Pour les mêmes griefs, en plus de ceux d’homicide volontaire et de tentative d’homicide volontaire avec préméditation, les autres membres de katibat El Maout, à leur tête l’émir Mehira Ali alias Abou Raouaha, ont tous été condamnés à la peine de mort.
- Rappelons que la tentative d’assassinat sur la personne du président de la République avait fait alors 25 morts et 172 blessés, le 6 septembre 2007 à Batna.