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Echorouk au mont Fortas, lieu du crash de l’avion militaire

الشروق أونلاين
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Une petite localité à l’extrême Est du pays, sort de l’oubli, à celui d’intérêt national et international. En quelques minutes, le nom de la localité Ouled Kacem, située sur le territoire de la daïra, d’Aïn Melila (W. de Oum El Bouaghi), est sur toutes les langues, des stations et des agences de presses régionales et internationales.

Le crash de l’avion militaire a mobilisé  les médias locaux et internationaux, les villageois aussi se sont précipités vers les lieux de l’explosion, des témoins oculaires, ont affirmé pour le quotidien Echorouk, que l’avion qui s’est écrasé mardi après-midi, alors qu’il survolait le mont Fortas,  portant sur ses ailes le logo d’Air Algérie, de type “Hercule”,  et de couleur blanche, transportait à bord, des dizaines de soldats et les membres des familles des officiers. Mais en raison de mauvaises conditions météorologiques, les journalistes et les délégués d’agences de presse internationales, ont trouvé  des grandes   difficultés pour  rejoindre les lieux de l’accident, pour que la plupart d’entre eux, ont décidé  de compter sur les contenus des cameras de téléphones portables, appartenant aux jeunes de la région, qui se sont déplacés, dès les premières heures avant l’arrivée des autorités sur les lieux. Ajouter à cela,  l’enclavement instauré par les militaires sur la région, où il est difficile de mener sa mission sur les lieux de l’accident. A chaque fois qu’on demande l’autorisation  d’accès dans la zone, on vous répond que c’est une zone militaire, et certains d’entre eux , rétorquent « allez y, vous procurer une autorisation de la 5e région militaire à Constantine,  sinon retournez d’où vous venez ».

Incursion durant des heures… L’armée tente de créer des routes vers les lieux

A notre arrivée au centre-ille d’Ouled Kacem, il était déjà, une heure du matin,  tout porte à croire que la ville a vécu une journée  sombre,  mouvementée et sanglante, la température  baissait  en dessous de zéro, à chaque fois que nous approchions des villages proches  du mont Fortas, lieu du crash. Après quelques pourparlers avec le colonel,  chargé de la sécurité de la zone militaire, nous avons réussi à le convaincre et nous laisser entrer dans la zone et fouiner d’avantage.  Il faisait trop noir, à peine de pouvoir distinguer celui qui est à coté de vous, ajouter à cela, un froid glacial, des vagues de neiges, le brouillard, l’inexistence d’éclairage  au milieu des montagnes, ainsi que le manque de guides, parmi les gens de la région qui connaissent les lieux de l’incident. Tout cela, nous obligent, à passer la nuit sur place.

La sécurité,  dans la recherche des restes des membres des victimes éparpillés

Dans les premières heures du mercredi matin, nous attendions,  l’une des unités de l’armée, de la Gendarmerie nationale, ou de la Protection civile, chargées de l’opération de recherche des corps ou des restes des victimes et de leurs biens. Cette fois, la chance est de notre côté , d’être en compagnie d’officiers de la Protection civile,  en provenance d’El Hamiz,  l’unité centrale à la capitale, munis de moyens techniques et logistiques,  parmi eux, il y a ceux qui ont même participé aux opérations de recherches , durant les incidents du Palais du gouvernement et le Conseil constitutionnel, en plus , celui des inondations de Bab El Oued.  L’un des officiers qui nous accompagn, a affirmé qu’il était déjà présent sur les lieux de l’incident,  mardi dernier, nous avons pour mission de transporter  les corps  de victimes à bord des hélicoptères,  a-t-il ajouté. Et en réponse à une question sur l’état des victimes, notre interlocuteur, a déclaré que , certains d’entre eux, ont été carbonisés, et on ne peut les identifier,  en particulier ceux qui étaient à l’avant de l’avion, tandis que d’autres sont déchiquetés…  Dans une déclaration pour le quotidien Echorouk, Lahbiri , a déclaré que nos équipes ont terminé la recherche des corps, mais nous sommes actuellement à la recherche des restes des membres des victimes éparpillés,, avec l’aide d’officiers spécialistes, qui  ont de l’expérience dans ce type de catastrophe, et pour sa réponse à une question sur la boîte noire, le colonel, a déclaré que pour l’instant, les enquêteurs et les chercheurs,  n’ont rien trouvé.

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