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Education: Le torchon brûle “encore” entre la tutelle et le Cnapeste

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L’insistance de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit sur l’application de la ponction sur salaires des enseignants suscite la colère des enseignants affiliés au Cnapeste, qui sollicitent l’intervention des autorités supérieures à agir, avant de renouer avec la contestation.

S’exprimant en marge d’une visite de travail effectuée lundi dans la wilaya de Blida, la ministre de l’Education a affirmé que la ponction sur salaires des enseignants grévistes est une décision inéluctable. Elle sera en effet appliquée sur la période allant du 30 décembre au 30 janvier, avant de procéder à des ponctions à raison de trois jours par mois.

Pour ce qui est du rattrapage des cours non dispensés à cause de la grève observée dans les wilayas de Blida et Béjaïa, Benghabrit a expliqué qu’il sera retenu les points essentiels de chaque programme, estimant que les programmes seront finalisés le 15 mai prochain, et ce sur la base des rapports élaborés par les inspecteurs d’éducation.

Par ailleurs, elle a insisté sur une école de qualité qui passe par l’élimination du phénomène de la surcharge des classes, affirmant la nécessité de prendre en considération le nombre de classes et d’établissements scolaires réalisés, rassurant la communauté éducative quant à la réduction à l’avenir du nombre d’écoliers à 28 par classe.

En outre, elle a préconisé une meilleure prise en charge médicale et psychologiques des professionnels du secteur, indiquant que 58 enseignants seraient victimes de maladies psychologiques. A ce propos, elle a fait savoir que son département emploie 158 médecins, psychologues et infirmiers au niveau national, et c’en vue d’une meilleure prise en charge des enseignants.

Le Cnapeste dénonce une “conspiration” contre les enseignants

Après une trêve de courte durée, le bras de fer semble se durcir à nouveau entre le ministère de l’Education et le Cnapeste.

Ce dernier a interpellé, encore une fois, les autorités supérieures du pays afin d’intervenir d’urgence pour dévoiler la “manœuvre” orchestrée contre les enseignants, et d’œuvrer à réhabiliter l’école publique en la mettant à l’abri de toutes formes de provocation et de conspiration.

Face au désengagement de la tutelle quant à la promotion des enseignants aux grades nouvellement créés, le Syndicat semble ne pas écarter l’idée de renouer avec la grève.

A ce propos, le Cnapeste a appelé, dans un communiqué rendu public lundi, les enseignants à la tenue dès la semaine prochaine des assemblées générales et des conseils de wilayas  en vue de décider de la démarche à entreprendre pour riposter aux intimidations exercées par la tutelle sur les enseignants.

Le Conseil a souligné que le ministère de l’Education avait tourné le dos à ses engagements, entre autres l’achèvement des travaux de la commission mixte, au plus tard le 31 mars prochain, en prévision de la promotion des enseignants aux grades d’enseignant “principal” et “formateur”.

Toutefois, le Syndicat fut surpris après deux longs rounds de négociation de constater le report du calendrier du travail de ladite commission au 31 décembre prochain.

Pour les syndicalistes, il s’agit d’une conspiration contre les enseignants à la veille des examens finaux.

Ainsi, ils fustigent l’entêtement des responsables du secteur, soutenant qu’il y ait des gens qui poussent le secteur au pourrissement et vers l’impasse dans une période sensible à la veille des épreuves officielles.

En outre, ils dénoncent la décision surprenante portant sur la ponction sur salaire (mois de mars) et une double retenue sur la prime de rendement du premier trimestre, jugeant également “inétudiée”  la consultation autour de l’élaboration du calendrier des examens du baccalauréat. 

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