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Education: les anciens cadres parlent de leur exclusion

الشروق أونلاين
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Education: les anciens cadres parlent de leur exclusion
D.R
Nouria Benghebrit, ministre de l'éducation nationale

Les anciens cadres du ministère de l’éducation nationale mis à l’écart, lors de la conférence nationale sur l’évaluation des réformes scolaires, montent au créneau et jugeant préméditée la décision de leur exclusion.

Ali Salhi, ancien directeur de l’Office nationale des examens et concours (Onec) ayant occupé le poste pendant 21 ans a déclaré à Echorouk avoir appris la tenue de ladite conférence à travers les journaux et regretté le fait d’exclure d’anciens cadres jouissant d’une expérience et d’une compétence leur permettant d’évaluer les réformes du système scolaire et de définir ses points forts et ses points faibles.

« Il a fallu impliquer des spécialistes du secteur, tels que les enseignants, les inspecteurs, les chefs d’établissements scolaires, les élèves et leurs parents pour parler de leurs attentes et faire des propositions », a estimé Salhi avant de manifester son regret quant au fait de faire venir des gens qui n’ont rien à voir avec le secteur pour évaluer en l’espace de deux jours des réformes qui datent de 12 ans.

« J’ai déjà fait plusieurs propositions à l’ancien ministre, Boubekeur Benbouzid pour réformer l’examen du baccalauréat, à travers notamment la réduction du nombre de filières, la programmation du bac en deux phases: une pour les élèves de la 2e année secondaire et une deuxième pour les terminales qui devraient concourir dans les matières essentielles. De ce fait, les élèves auront suffisamment de temps pour se préparer tout en offrant une deuxième chance aux candidats ayant une moyenne de 9.99 sur 20 », a-t-il ajouté.  

Pour l’ancienne inspectrice de l’enseignement primaire, Fatma Zohra Haret a affirmé qu’il était impossible d’évaluer en deux jours seulement des réformes qui datent de 12 ans, ajoutant que le régionalisme et les personnes jouissant de favoritisme maintiennent leur emprise sur le secteur en l’absence des compétences et des personnes jouissant d’expérience.

Abondant dans le même sens, Abdelkader Fodil, ancien inspecteur au ministère de l’éducation a qualifié d’exclusion programmée la non-invitation des anciens cadres du secteur, estimant que les responsables du secteur ont une vision pessimistes de ce qui a été réalisé au cours des dix dernières années.  

Par ailleurs, il s’est interrogé sur l’objectif d’introduire la langue française en deuxième année primaire au lieu de la troisième. « Appelle-t-on cela une réforme?», se demande-t-il.

De son côté, Ahmed Bouhila, inspecteur de l’enseignement primaire a affirmé que les responsables du secteur ne cherchent pas les compétences, non plus les gens expérimentés mais plutôt la loyauté, ajoutant que l’exclusion des anciens cadres, en l’occurrence celle de Abdelkader Fodil, artisan de l’école fondamentale est due à ses orientations qui ne plaisent pas aux responsables. 

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