-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Égypte/ Le Caire paralysé : plusieurs institutions officielles tombent entre les mains des manifestants

الشروق أونلاين
  • 1032
  • 0
Égypte/ Le Caire paralysé  : plusieurs institutions officielles tombent entre les mains des manifestants

Les manifestants ont paralysé,mercredi, les institutions « vitales » en Égypte et ont pu imposer leur mainmise sur le Caire. Le chef du gouvernement, le général Ahmed Chafik, a été contraint de plier bagages et se réfugier au ministère de l’Aviation civile. Après que les manifestants l’eurent empêché d’accéder à son bureau au siège du gouvernement au Caire.

Les employés du gouvernement et du Parlement en « congé forcé »

Après les événements qu’a connus le 16e jour de protestations populaire en Égypte, l’armée a demandé aux employés du gouvernement et ceux des deux chambres du Parlement (Conseil du peuple et Conseil de consultation) de ne pas rejoindre leurs postes de travail pour qu’ils ne tombent pas entre les mains des manifestants en colère. Ces derniers, pour rappel, ont cerné plusieurs édifices publics. Les éléments de l’armée, soutenus par des chars et des véhicules blindés déployés dans différents quartiers, observent de près les développements de la situation au Caire et dans les grandes villes égyptiennes. Des centaines de personnes ont encerclé le Parlement et le siège du gouvernement, situés l’un en face de l’autre. Les deux bâtiments étaient protégés par des blindés et le Conseil des ministres a dû se tenir dans un autre lieu. « Nous sommes venus pour empêcher les membres du PND (parti de Hosni Moubarak) d’entrer. Nous resterons jusqu’à ce que nos demandes soient satisfaites ou nous mourrons ici », a déclaré un autre manifestant, Mohamed Abdallah, 25 ans.

Le chef du gouvernement change de bureau

La chaîne qatarie Al Jazeera a rapporté que le chef du gouvernement Ahmed Chafik a été contraint de changer de bureau après que le siège du gouvernement soit tombé entre les mains des milliers de manifestants. En effet, Ahmed Chafik a dû se réfugier au siège du ministère de l’Aviation civile pour gérer ce qui lui reste de dossiers. Ceci montre la gravité de la situation en Égypte. Il suffit juste de voir les slogans écrits sur de grandes banderoles devant le siège du gouvernement pour constater le courage et la volonté des manifestants à faire tomber le régime de Hosni Moubarak. On cite à ce propos une grande banderole sur laquelle on peut lire « le Conseil du peuple et le Conseil de consultations sont nuls ». Le siège du ministère de la Santé a été également « encerclé » par des centaines de manifestants qui ont bloqué son entrée.

3 morts dans des affrontements entre manifestants et policiers

Le 16e  jour de la révolte en Égypte a été endeuillé par la mort de trois personnes lors de manifestations dans le Sud, plus précisément dans la région de Oued Gadid. Cette localité a connu de très violents affrontements qui ont fait trois  morts et plus de 100 blessés selon la chaîne qatarie Al Jazeera. Par ailleurs, des dizaines de milliers d’ Égyptiens ont manifesté à Port Saïd dans l’Est de l’ Égypte. À la contestation politique se sont ajoutés plusieurs mouvements sociaux portant sur les salaires ou les conditions de travail, dans plusieurs sociétés privées travaillant sur le canal de Suez (Est) ou encore à l’aéroport du Caire. Au Caire, sur la place Tahrir, des dizaines de milliers de protestataires étaient rassemblés pour réclamer le départ du chef de l’État, qui a gouverné l’Égypte d’une main de fer pendant près de 30 ans. « Je n’ai pas peur, j’ai déjà vu la mort », a assuré Ahmad Talal, un étudiant de 25 ans, parmi une foule dense agitant des drapeaux égyptiens.

Les USA demandent la levée de l’état d’urgence

Dans un entretien téléphonique, le vice-président américain Joe Biden a appelé son homologue égyptien, Omar Souleïmane, à lever immédiatement l’état d’urgence en vigueur depuis 30 ans et à mettre fin aux arrestations et harcèlements des militants politiques et des journalistes. Le vice-président a pris acte des mesures que le gouvernement égyptien s’est engagé à entreprendre en réponse à l’opposition et pressé le gouvernement de prendre des mesures immédiates pour honorer ses engagements », a précisé la présidence américaine dans un communiqué diffusé à l’issue de cet entretien. les deux responsables ont également discuté des mesures additionnelles que les États-Unis soutiennent, y compris l’arrêt des arrestations et harcèlements à l’encontre des journalistes et des activistes politiques et de la société civile, ainsi que la levée de l’état d’urgence décrété en Égypte depuis plusieurs décennies..

 

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!