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Égypte : les balles ayant renversé Hosni Moubarak

الشروق أونلاين
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Égypte : les balles ayant renversé Hosni Moubarak

Douleur, affliction et une lueur d’espoir et de bonheur se sont emparées des esprits et des cœurs des familles des martyrs de la Révolution égyptienne qui a commencé le 25 janvier dernier. Quoiqu’elles aient perdu leurs enfants, frères, pères ou un quelconque proche, ces familles sont un peu soulagées en pensant au triomphe de cette révolution . Elles affirment par ailleurs, qu’elles n’auront la conscience complètement tranquille qu’une fois qu’elles se seraient vengées de l’ex-ministre de l’Intérieur, Habib El Adli et de ses collaborateurs.

 

Le journal Echorouk a rendu visite à plusieurs familles de martyrs. La première a été à la famille du martyr Ahmed Mohamed Mahmoud Bakhit qui travaillait comme photographe de presse dans le journal hebdomadaire « El Taâoun » (La coopération), une des publications de la société de communication « El Ahram ». Bakhit a succombé à ses blessures le 5 février 2011 dans l’un des hôpitaux du Caire. Le défunt a été atteint d’une balle tirée par un sniper le 25 janvier 2011. Ce jour-là, il prenait des photos de la protestation populaire du  balcon de son bureau situé dans un quartier au Caire non loin de la place Tahrir. Bakhit est le premier journaliste à tomber sous le feu du régime de Hosni Moubarak depuis le début des manifestations le 25 janvier dernier. Le défunt avait 39 ans et était père d’une fillette de 10 ans. Le Syndicat des journalistes égyptiens a décidé de lui rendre hommage en lui érigeant une plaque commemorative en marbre qui sera installée  au niveau du siège de ce syndicat. Il a été décidé également d’attribuer son nom à un prix destiné à honorer les journalistes qui se distinguent par leurs efforts. En plus de cela, une pension complète sera accordée à sa famille pour lui assurer une vie décente.

L’épouse du martyr, Inas Abdelalim, affirme que son mari a été tué exprès par l’un des snipers du ministère de l’Intérieur. Elle assure, en outre, que le défunt n’a pas pris part aux manifestations le jour où il a été atteint par les balles assassines, mais était dans son bureau. Inas Abdelalim jette la responsabilité de la mort de son époux sur le régime égyptien qui a réagi avec une rare violence contre ses concitoyens. 

Le combat des trois frères

Mina, Samir et Magdi, ces trois frères étaient descendus dans la rue en rejoignant les manifestations du « Vendredi de la  colère ». Au milieu de la foule et face aux affrontements avec les forces antiémeutes, un officier de police a tiré 2 balles en caoutchouc, blessant Mina au visage. Mina a succombé à ses blessures, tandis que Samir  a été blessé au niveau de son pied. Magdi, qui n’a pas subi de blessure est resté dans la rue protester en vengeant ses deux frères et déterminé d’aller jusqu’à la chute du régime de ce dictateur.

 Le martyr Mahrous…parti avant de célébrer son mariage

Deux semaines avant sa mort, Mahrous s’était fiancé. Ce jeune n’a aucune tendance politique ni religieuse. Il a rejoint ses concitoyens manifestants du « Vendredi de la colère », dénonçant les 30 années du régime du dictateur Moubarak. Il a manifesté ce jour-là, après s’être acquitté de la prière d’El Maghrib avant qu’il ne reçoive une balle mettant fin à ses jours. Ce héros martyr étant le soutien de sa famille, et ce après la mort de son père. Il a, d’ailleurs, refusé de se marier pour s’occuper  de sa mère et de ses frères. Amrou l’un de ses amis intimes a témoigné : « Mohamed est un mon ami intime . Habib Al Adli doit être traduit en justice pour son acte meurtrier prémédité..»

 

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