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Égypte : les Frères musulmans soutiendront Mohamed Morsi

الشروق أونلاين
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L’ambiguïté caractérise les prochaines élections présidentielles en Égypte, notamment après l’écartement de 10 candidats de la course à ces élections, prévues au mois de mai prochain.

Parmi les 23 candidats à la course électorale, dix ont été écarté par la commission électorale égyptienne. Il s’agit notamment de l’ancien chef des services secrets, Omar Souleimane, le membre des Frères musulmans, Khairat Al-Chater, cheikh Hazem Abou Ismaïl, Aymen Nour et Mourtada Mansour.

Même si cette décision était attendue par certains, la nouvelle fait l’effet d’une bombe en Égypte et bouleverse l’échiquier politique à moins de six semaines du scrutin présidentiel prévu les 23 et 24 mai. Les dix hommes écartés ont 48 heures pour contester la décision de la commission électorale. Après l’écartement de ces candidats qui avaient un grand poids sur l’échiquier politique égyptien, on prévoit une concurrence entre trois « pôles ». Il s’agit d’Abdelmounaim Abou Al-Fottouh (ancien Frère musulman), le général Ahmed Chafik et Amr Moussa, l’ancien Secrétaire de la Ligue Arabe.

Dans ce climat tendu, une source bien informée au sein des Frères musulmans a indiqué que Mohamed Morsi, président du parti Liberté et Justice, bras politique des Frères musulmans remplacera Khairat Al-Chater. Mohamed Morsi bénéficiera de la discipline de l’organisation, mais aura du mal à gagner des voix au-delà des sympathisants directs du mouvement, car il est moins charismatique qu’Al Chater, estime-t-on. Notre source, nous a indiqué que Mohamed Morsi a été choisi pour faire face au Conseil militaire.

Pour rappel, la situation judiciaire d’Al-Chater est « irrégulière » vu que l’amnistie dont il a bénéficiée date de moins de sept années, ainsi il ne pourrait pas être candidat à la présidentielle.

S’agissant du choix de Mohamed Morsi, notre source nous indiqué que des membres du Conseil de la Choura des Frères musulmans étaient contre sa désignation vu qu’il ne jouit pas de charisme ni de popularité. Mais malgré cela, les Frères musulmans l’ont choisi, du moins en attendant le développement de la situation judiciaire de Khairat Al-Chater.

Sur un autre plan, la même source nous a indiqué que les Frères musulmans redoutent la fraude lors des prochaines élections présidentielles. Selon eux, l’article 28 de la Constitutionnelle représentent une brèche conduisant à la fraude et la manipulation des urnes. Alors que la concurrence s’annonce d’ores et déjà rude, les observateurs estiment que les indicateurs penchent pour une victoire d’Abdelmounaim Abou Al-Fottouh.

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