Election: plus de 300 magistrats pour superviser les législatives du 10 mai
Une commission nationale de supervision des élections législatives du 10 mai en Algérie, composé de 316 magistrats désignés par le chef de l’Etat, a été installée mardi à Alger, a constaté un journaliste de l’AFP.
Une commission nationale de supervision des élections législatives du 10 mai en Algérie, composé de 316 magistrats désignés par le chef de l’Etat, a été installée mardi à Alger, a constaté un journaliste de l’AFP.
La commission intervient d'”office ou sur saisine”, a indiqué son président Slimane Boudi, magistrat à la Cour suprême algérienne.
Elle est chargée de recevoir les recours de la commission de surveillance des élections, composée de partis politique et de représentant de candidats libre en lice pour le scrutin du 10 mai, a ajouté M. Boudi.
Elle peut mener tout acte d’investigation nécessaire, recueillir toute information et échanger avec la commsion de surveillance toute information de nature à garantir le bon déroulement du scrutin, a-t-il dit.
“Lorsque la commission estime que des faits qu’elle a constatés ou dont elle a été informée comportent éventuellement une qualification pénale, elle en informe immédiatement le procureur général compétent”, a ajouté M. Boudi.
“La justice assume désormais sa totale responsabilité dans le respect des voix des électeurs. Cette commission va jouer un rôle important”, a estimé le président du Mouvement pour la société de la paix (MSP, islamiste) Bouguerra Soltani.
“La supervision des élections par les magistrats va contribuer à réunir les conditions d’une élection transparente”, a indiqué de son côté Djamel Benabdeslam, président du parti islamiste de l’Algérie nouvelle (FAN), récemment agrée par les autorités.
La Commission de surveillance des législatives, installée dimanche, est présidée par le représentant d’un parti politique, une première en Algérie, car elle était jusqu’à présent chapeautée par une personnalité désignée par les autorités.
Depuis l’instauration du multipartisme en 1989 en Algérie, l’opposition dénonce systématiquement des fraudes électorales en faveur des partis au pouvoir.
Le taux de participation et le score des partis islamistes sont les principaux enjeux du scrutin du 10 mai, selon la presse.