Élections : vers une meilleure représentativité de la femme
Les listes des partis politiques ou celles des indépendants voulant prendre part aux élections législatives et locales devront impérativement contenir un taux de 30 % de candidatures féminines…
Pour atteindre ces objectifs, le projet de loi en question impose le système de quotas et le principe de l’alternance au niveau des listes des candidats comme moyen pour encourager la présence de la gent féminine au niveau des différents conseils élus. Ainsi, toutes les lites des partis politiques, toute tendance confondue, qui veulent participer aux élections législatives et locales devront contenir 30 % de candidatures féminines conformément à l’article trois(3) du projet de loi organique. L’article six du projet de loi organique présenté mercredi par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, stipule que toute liste présentée aux élections législatives ou locales qui ne respecte pas le quota de 30 % de candidatures féminines sera systématiquement annulée. En cas de substitution d’un candidat à ces élections ou d’un élu, il devra être remplacé par une autre personne du même sexe.
Le législateur algérien accorde un délai n’excédant pas un an aux partis politiques pour se conformer à cette nouvelle condition à partir du jour de la publication de la loi organique au Journal officiel. Les partis ne respectant pas cette condition seront sanctionnés conformément à la réglementation en vigueur, notamment la loi organique portant sur les partis politiques. Selon le même projet de loi organique, le gouvernement devra présenter un rapport au parlement toutes les deux années sur les développements de l’application de la loi en question.
Soulignant que 47 ans après l’indépendance de notre pays, la présence de la femme au sein des institutions constitutionnelles est symbolique. A titre d’exemple, la représentation de la femme au niveau de l’Assemblée populaire nationale (APN) n’est que de 7,7 %, soit 30 femmes parlementaires sur un total de 389 parlementaires. Pire encore, la gent féminine ne représente que 3 % au niveau du Conseil de la nation, soit 5 sièges sur un nombre total de 144. Ces 5 femmes ont été nommées dans le cadre du tiers présidentiel.