Employés d'APC : l’administration menace de radier les grévistes
Les employés des communes qui ont tenu la grève de cinq jours ont exigé de les protéger de l’abus de pouvoir exercé par les élus locaux, à leur tête les maires.
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Et pour cause, il faudrait intégrer un article dans le statut les concernant, et qui les protégeraient des dépassements des responsables qui se succèdent dans la gestion des conseils municipaux.
Les employés du secteur des APC ont exprimé leur ras le bol de la succession des responsables dans la gestion des APC, parce que tout nouveau responsable insiste à adopter une nouvelle politique tout à fait contraire à la précédente. Et pour se faire, il œuvre à s’entourer de ses pros pour lui permettre d’exécuter son nouveau plan. Ainsi, un responsable dans l’une des APC de la capitale a affirmé que les maires et les élus locaux sont souvent élus parmi les enfants du quartier auquel appartiennent les employés, et d’ajouter : « il suffit qu’un membre élu ait un vieux problème avec l’un des employés pour qu’il le liquide dés qu’il occupe le poste. »
La même source a indiqué que la chose la plus importante que le statut des employés municipaux doit comprendre, et qui n’est toujours pas élaboré, est d’intégrer un article stipulant en toute clarté la protection des employés des élus locaux, à leur tête les maires. Sachant que la loi autorise ces derniers à signer des décisions de limogeage ou de transfert d’un poste vers un autre pour des raisons diverses.
Dans ce cadre, Tchiko Mourad, chargé des secteurs au sein du syndicat Snapap, a révélé que les dépassements des maires contre les citoyens sont incalculables.
Par ailleurs, l’administration a haussé le ton envers les grévistes, les menaçant de les radier s’ils ne rejoignent pas leurs postes illico presto. Cela a donné plus de détermination aux grévistes, et a poussé ceux qui n’ont pas suivi la grève à rejoindre des organisations syndicales pour rejoindre le mouvement de protestation.