Enquêtes sur 482 affaires de blanchiment d’argents impliquant de grandes sociétés nationales et étrangères
En Algérie en ce début de l’année 2010, c’est la période phare des scandales et des coups de théâtres financiers de nos grandes entreprises nationales et même étrangères. Des coups de filet des services d’investigations algériennes ont mit à nu des affaires de corruptions et de dilapidations de deniers public de grande envergure impliquant même ceux qu’on qualifiait jadis d’ « intouchable ».
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Un bon signe qui n’augure que du bien sur la transparence et la force de la justice algérienne qui prend une courbe ascendante, et cela, et selon les dires du premier ministre Ahmed Ouyahia, est venu sur les commandes du président de la république personnellement qui a lancé « l’opération mains-propres » au sein même des institutions de l’états pour lutter contre la corruption.
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A qui le tours, ne cessent de répéter certains cercles et observateurs nationaux et étrangers ?
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Cette fois ci, c’est le tour des finances. Une source proche du ministère des finances a affirmé à Echourouk que le phénomène de blanchiment d’argent a atteint des records jamais égalés lors du deuxième semestre de l’an écoulé et janvier dernier. En effet, les déclarations émises par les banques publiques dépassent de loin le seuil de 55% si on les compare aux pourcentages des cinq années précédentes.
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Nos sources ajoutent que les affaires de blanchiment d’argents ont atteint en nombre 230 déclarations douteuses et ces, jusqu’à décembre dernier, alors que depuis 2005 le nombre de déclarations de blanchiment d’argent a été au seuil de 252. Une différence de taille en chiffre, on fait presque ce qu’on résulte depuis 2005 dans une période de près de six mois !
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Actuellement, le nombre total des affaires concernant le blanchiment d’argent a atteint 482 affaires suspecte, et qui sont en cours d’études et d’enquêtes, pour vérifier la véracité des déclarations émises et dévoiler ainsi les auteurs.
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En d’autre partie, les mêmes sources affirment que le montant des sommes suspectes d’argents blanchis dépasserait des milliards de dinars, mais faute de conclusion de l’enquêtes, on ne peut avancer les chiffres exactes des sommes blanchis.
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Les affaires soupçonnées de ce phénomène dangereux pour l’économie du pays, concernent essentiellement les activités commerciales de sociétés étrangères établies en Algérie, aux cotés bien sur de quelques entreprises nationales et privés algériennes, et qui sont estimés d’après nos sources au nombre de 94438 sociétés.
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Concernant les entreprises publiques, la même source indique qu’ « aucune activité suspecte n’est relevée, sauf celle de Sonatrach qui est soumise à une enquête approfondie ».
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Il est utile de signaler que l’Algérie est soumise depuis janvier 2009, aux mesures de contrôle et d’évaluations internationales dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, étant donnée que l’Algérie est membre fondateur du groupe de renseignement financier dans la région du moyen orient et de l’Afrique du nord.
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Pour la destination du « sale argent » vers l’étranger et les pays ciblés, notre interlocuteur indique qu’auparavant l’argent blanchi est destiné intensément vers l’Europe notamment la Suisse, la France et la Grande Bretagne, mais aussi les pays du Golf arabe comme les Emirates et l’Arabie Saoudite, avant que d’autres pays comme la Malaisie et des pays du Maghreb arabe et d’autres pays africains tel le Mali et Niger ne s’ajoutent à la liste.
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Dans ce cadre de la lutte contre ce phénomène de blanchiment d’argent et le financement des terroristes avec, l’Algérie a conclue plusieurs accords d’associations qui s’élèvent à environ 20 pactes, notamment avec la France, la Belgique la Suisse, le Liban et d’autres pays du golf et de l’Afrique. Comme c’est le cas également avec le Canada et les USA que l’Algérie a initié des accords dans ce sens.